Fermer la publicité
Journal d'annonces légales et d'informations sur la filière BTP en région Rhône-Alpes

DOMINIQUE PERRAULT : « TO-LYON S'ENRACINE DANS LES USAGES DE LA VILLE »

le - - Actualités

DOMINIQUE PERRAULT : « TO-LYON  S'ENRACINE DANS LES USAGES DE LA VILLE »
©Miguel Fernandez-Galiano - Dominique Perrault

Du haut de ses 170 m, la tour To-Lyon s'imposera dans la skyline lyonnaise aux côtés de ses voisines Incity, Silex 2 et Oxygène. Certifié BREEAM Excellent, l'édifice, dont la première pierre a été posée le 9 septembre, sera livré en 2022. Menée par Vinci Immobilier d'Entreprise, l'opération à 600 M€ tient une place particulière au cœur de la Part Dieu. Entretien avec son concepteur, l'architecte Dominique Perrault (DPA Architectes).

Quelles sont les caractéristiques de la tour To-Lyon ?

Outre ses dimensions (170 m de haut, 80 000 m2 de surface, Ndlr), je qualifierais cette tour de monolithe, fortement ancré au sol, massif et solide. N'oublions pas qu'il s'agit du premier bâti- ment que les gens vont découvrir lorsqu'ils sortiront de la gare de la Part-Dieu. Il s'insérera aussi dans la skyline lyonnaise qui, petit à petit, se dessine. Ses dimensions au sol sont plutôt larges, ce qui permet d'avoir des plateaux de grandes surfaces. Il s'agit d'un immeuble au contact des commerces environnants, ouvert sur ses quatre côtés et à l'effet centrifuge. Quant à la façade vitrée, elle a été conçue avec des plis qui lui confère cette profondeur recherchée, ce qui donnera un effet de kaléidoscope lorsque la lumière viendra se refléter sur le bâtiment.

Quelles ont été les principales contraintes liées à la conception d'un tel programme ?

Il a fallu embrasser une mécanique de plusieurs projets, tant la Part Dieu dans son ensemble est vaste, de surcroît située en cœur de ville. Nous ne sommes plus dans une approche de zoning, mais sur un ensemble organique. Nous avons dû par exemple régler de manière très fine les pas- sages du tram et des vélos sur un espace public ouvert, et créer un lien pour dégager le passage sous la gare. Le projet a donné lieu à de nombreuses discussions entre les associations locales, les amé- nageurs et les donneurs d'ordres. C'est un projet qui, au final, est très contemporain et partagé. C'est quelque chose de nouveau pour nous, architectes.

To-Lyon s'érigera place Béraudier, à la sortie de la gare Part-Dieu

Quel a été justement votre rôle dans l'ensemble de ces acteurs ?

Jusqu'à vingt ans en arrière, la commande était publique pour ce type de grands projets, liés aux programmes urbains issus de vastes politiques territoriales d'aménagement. Aujourd'hui, les acteurs privés ont émergé et tra- vaillent de manière très proche avec les institutions. Si la com- mande publique est éclairée par ces expertises, elle aboutira à des projets pertinents. On s'approche alors de ce que l'on nomme la commande internationale, dans laquelle les projets d'investisseurs privés sont adoubés par les pou- voirs publics.

Que nous apprend cette tour sur l'évolution de la métropole de Lyon ?

Les métropoles ont d'abord conquis des territoires qui ont permis d'organiser de nouvelles entités urbaines par un mouvement horizontal. Puis s'est dessiné un autre mouvement, afin de limiter le grignotage de l'espace rural. Place alors à un raisonnement de densification, avec l'objectif de rapprocher un maximum d'habitants de leurs lieux de travail et de loisirs. Aujourd'hui, on y a ajouté des éléments de mixité, de profondeur et d'ouverture pour équilibrer ce phénomène de densification.




Julien THIBERT
Journaliste

Ses derniers articles

Abonnez-vous à l'offre Papier + Numérique

Journal du Bâtiment Journal d'annonces légales et d'informations sur la filière BTP en région Rhône-Alpes

  • ›   Pour plus de contenu, papier + web
  • ›   l’accès aux annonces légales,
  • ›   l’accès aux ventes aux enchères.
Je m'abonne

À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide