AccueilSavoie« SILLON'AIR 74 » S'ATTAQUE AUX PARTICULES FINES

« SILLON'AIR 74 » S'ATTAQUE AUX PARTICULES FINES

Ce projet innovant vise à équiper de micro-capteurs les véhicules d'Enedis qui circulent en Haute-Savoie. Les mesures enregistrées en temps réel compléteront les données délivrées par l'Observatoire régional de la qualité de l'air.
« SILLON'AIR 74 » S'ATTAQUE AUX PARTICULES FINES
Bruno Fournier - Éric Poincelet, Président de PlanetWatch24, présentant le micro-capteur aux côtés d'Éric Fournier, président d'Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, et de Sylvain Herbin, directeur régional Enedis Alpes

Savoie Publié le ,

Après Paris et la Métropole européenne de Lille (MEL), la Haute- Savoie s'avère être le 3e lieu d'expérimentation de ce dispositif en France. Il est en revanche le premier département de montagne à être testé...

Le projet Sillon'Air 74, fruit de la collaboration entre Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, PlanetWatch24 et Enedis, a pour ambition d'équiper la fl otte Enedis haut-savoyarde (70 véhicules) de micro-capteurs permettant de visualiser les niveaux de particules fi nes PM2.5 sur une carte et en temps réel. Ces données, enregistrées en mobilité, seront mises à disposition de la collectivité et complèteront les informations diff usées quotidiennement par l'observatoire régional de surveillance de l'air.

Le Pollutrack, appelé à équiper chaque véhicule, est un microcapteur développé par la société PlanetWatch24. Ce dernier eff ectue des mesures à hauteur de respiration des piétons, cyclistes, joggers…

Des données précieuses pour mieux évaluer l'exposition réelle des populations aux pollutions atmosphériques. Atmo Auvergne-Rhône-Alpes assurera la comparaison des résultats avec ceux des stations de surveillance homologuées. En parallèle, il s'agira pour l'observatoire régional de mieux cerner les travaux à mettre en place pour une utilisation optimale de ces données expérimentales dans le cadre du service public de surveillance : assimilation des mesures des capteurs dans les modèles de prévision, utilité de ces données à fi ne échelle spatiale et temporelle pour affi ner les prévisions, identifi cation des sources d'émissions de polluants localisées et mal répertoriées...

À terme, le dispositif devrait compléter les outils existants de l'observatoire et permettre de progresser dans la sensibilisation de la population. Ce projet est un bel exemple de collaboration entre acteurs publics et privés, agissant de concert pour favoriser l'innovation au service d'une amélioration de la qualité de l'air. Il est d'autant plus précieux en Haute-Savoie, territoire qui reste sensible en la matière.

Avec des zones urbanisées denses, des voiries très fréquentées (notamment en périodes touristiques), le passage d'un axe de circulation structurant vers l'Italie et une présence industrielle importante en fond de vallée, les sources de pollution sont nombreuses. De plus, le relief et les conditions météorologiques constituent des handicaps majeurs pour la dispersion des polluants. Rappelons néanmoins que la qualité de l'air – sur le département, comme sur le reste de la région – s'améliore globalement, l'année 2017 ayant marqué un tournant historique à pérenniser.

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