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2,6 Md€ pour préserver notre capital « eau »

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2,6 Md€ pour préserver notre capital « eau »
DR - L'accès à la ressource en eau s'érige comme priorité du nouveau programme

L'Agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse a présenté les grandes lignes de son programme 2019-2024, qui développe cinq axes stratégiques ciblant qualité, quantité, biodiversité, solidarité et gestion durable.

En préambule, une bonne nouvelle : la qualité de l'eau s'est considérablement améliorée lors de ce dernier quart de siècle. En Rhône-Alpes, 54 % des rivières sont aujourd'hui classées « en bon état », et la lutte engagée contre la pollution a généré des succès considérables. Parmi les avancées notables de ces six dernières années, 520 ouvrages ont été rendus franchissables et 160 km de cours d'eau restaurés. Mais pour Laurent Roy, le combat est loin d'être terminé : « Il s'agit désormais d'agir plus vite, plus fort », insiste le directeur général de l'Agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse.

Pour mener ses actions à bien, l'établissement public annonce bénéficier, à compter du 1er janvier 2019 et jusqu'en 2024, d'une enveloppe de 440 M€ par an destinée à subventionner les collectivités, les agriculteurs, les industriels et les associations. Une baisse de 13 % par rapport au précédent plan, « qui ne doit pas nous faire oublier qu'en 2017, l'agence a accordé le plus de subventions de son histoire », rappelle Laurent Roy.

Parmi les axes retenus, l'accompagnement des zones rurales défavorisées, l'amélioration de la qualité de l'eau ou encore la modernisation des infrastructures. Du fait de la présence de nombreux obstacles et rivières artificielles qui empêchent poissons et sédiments de circuler, les pressions s'avèrent plus significatives en Rhône-Alpes. Actuellement, 73 stations d'épuration du territoire font encore figure de points noirs, dont 22 dans le seul département de l'Ain. « La faute à un contexte géographique non favorable, alors même que ce département pratique de nombreuses politiques d'assainissement de l'eau », précise Yannick Prebay, directeur de la délégation de Lyon de l'Agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse.

Les ressources s'amenuisent

Dans un contexte environnemental de plus en plus contraint, c'est bien l'accès à la ressource en eau qui s'érige comme priorité n°1 du nouveau programme. En effet, si 16,3 millions de m3 ont été économisés ces six dernières années (l'équivalent de la consommation de la ville de Grenoble), le contrôle du débit et le partage des ressources s'avèrent toujours aussi essentiels. « Jusqu'au 10e programme, les stations qui n'étaient pas aux normes constituaient nos missions phares, poursuit Laurent Roy. Aujourd'hui, c'est l'aspect ‘point noir milieu' qui prévaut ». Une tension accrue de la ressource qui pousse l'agence à consacrer 40 % du montant total des aides à l'adaptation au changement climatique. Et si l'Ardèche et la Drôme sont particulièrement concernées, « 60 % du territoire de la région nécessite des actions pour retrouver un équilibre quantitatif des milieux, et ça va encore s'aggraver, alerte Laurent Roy. On a des zones de montagnes, où les sources se sont taries pour la première fois. Cela nous rappelle une fois encore qu'avoir de l'eau au robinet n'est pas un dû ».

En parallèle, la prise en compte de nouvelles problématiques, telles que la pollution par temps de pluie ou la pollution par substances chimiques, sans omettre l'enjeu fort qui réside sur les nappes stratégiques pour l'eau potable : « Il faut garantir que cette eau sera toujours disponible et non polluée, c'est un peu notre tirelire eau sur le territoire », prévient Yannick Prebay. Et celui-ci d'annoncer son intention également de multiplier par trois les « stations du futur », qui produisent et valorisent le biogaz, et de multiplier par quatre la surface désimperméabilisée en ville (+ 150 ha). Enfin, le directeur de la délégation lyonnaise espère financer au moins un pilote sur la réutilisation des eaux usées traitées, d'abord en station de montagne, puis à Valence.




Charlotte ROBERT
Journaliste

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