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3 questions à Julien Lahaie, directeur de la mission Vallée de la Chimie

Mercredi 29 août, dans le cadre de la présentation officielle du 3e volet de l'Appel des 30, qui a pour ambition de donner un nouvel élan aux activités industrielles sur le bassin de la Vallée de la Chimie, Julien Lahaie a précisé comment ce territoire d'expérimentation allait favoriser l'innovation en matière de construction de voiries.
3 questions à Julien Lahaie, directeur de la mission Vallée de la Chimie
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En quoi la thématique des voiries innovantes peut-elle prendre place dans le projet Vallée de la Chimie ?

Tout simplement parce que la Vallée de la Chimie est un territoire d'expérimentation. Il y a beaucoup de projets en cours de développement, en France et dans toute l'Europe d'ailleurs, sur les nouvelles techniques de construction de voiries. Les plus connues portent sur celles qui intègrent des cellules photovoltaïques avec, par exemple, l'ambition de permettre le rechargement des batteries des véhicules électriques. Mais il y a aussi des choses beaucoup plus simples, notamment sur la Vallée de la Chimie, où des recherches sont engagées pour définir de nouveaux matériaux de voiries, qu'il s'agisse de nouveaux bitumes ou de matériaux de remplacement. Les centres de recherche de Total CRES, de Solvay, d'Arkema… travaillent en ce sens. Nous avons donc la possibilité d'aller chercher des projets de R&D de construction adaptés à notre projet global et nous avons prévu, sur certaines voiries de la Vallée de la chimie, de proposer un terrain de jeu grandeur nature à ces différents acteurs. Ils pourront ainsi tester leurs innovations dans des conditions d'utilisation réelle.

Êtes-vous déjà passé de l'idée à sa concrétisation ?

Oui, nous avons déjà plusieurs porteurs de projet qui se sont montrés intéressés. À commencer par de grands groupes de Travaux publics, comme Eurovia ou Eiffage, qui travaillent sur ces domaines-là. Mais cela pourrait aussi intéresser des entreprises qui interviennent sur la thématique des matériaux, comme c'est le cas chez Axel One par exemple, où des start-up planchent sur la mise au point de nouveaux matériaux qui vont permettre de réduire la consommation de carburant ou encore l'usure des pneumatiques. En clair, nous ne ciblons pas une technologie en particulier, mais nous mettons à disposition 800 mètres de voirie en disant aux entreprises : « Sur cet espace, vous pouvez tester des choses et la Métropole, comme ses partenaires, vous accompagneront dans le développement de ce démonstrateur in situ ». L'idée, c'est de confirmer la Vallée de la Chimie comme un territoire d'expérimentation. Et cela n'a aucune importance si le projet de voirie en test est développé sur seulement 50 ou 100 mètres.

Ces 800 mètres de voirie mis à disposition sont-ils utilisés actuellement ou bien s'agit-il d'espaces réservés à l'expérimentation ?

Non, non, il s'agit bien d'une voirie qui est utilisée au quotidien et pour laquelle nous devons de toute façon lancer des travaux d'aménagement classiques. C'est d'ailleurs pour cette raison que nous l'avons choisie. Bien entendu, ce n'est pas la voirie la plus utilisée de la Vallée de la Chimie, mais elle a un usage réel puisqu'elle dessert des centres de recherche très actifs. Elle est située à Solaize, entre le centre de recherche de l'IFPEN et celui de Total CRES, qui travaillent eux-mêmes sur des projets de matériaux innovants pour les voiries. Je précise que cette voirie n'est pas dans le domaine public : elle appartient en fait à la Compagnie nationale du Rhône.

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