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3 questions à Marinette Feuillade, déléguée générale de Fibois Auvergne-Rhône-Alpes

À l'occasion du salon Eurobois, qui se déroulera à Eurexpo-Lyon du 7 au 10 février prochains, la construction bois sera à l'honneur. Un choix des organisateurs, qui repose notamment sur le poids exceptionnel de ce segment au sein de la filière bois régionale, comme l'explique Marinette Feuillade.
3 questions à Marinette Feuillade, déléguée générale de Fibois Auvergne-Rhône-Alpes
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Quereprésente la filière bois en Auvergne-Rhône-Alpes ?

Avec 2,5 millions d'hectares de forêts de production, soit 35 % de son territoire, la région Auvergne-Rhône-Alpes compte la troisième plus grande surface forestière de l'Hexagone. La filière bois, qui désigne l'ensemble des acteurs participant à la réalisation de produits finis issus du bois, représente plus de 20 000 entreprises et 64 000 emplois sur notre territoire. Elle génère un chiffre d'affaires global de l'ordre de 6 Md€. Auvergne-Rhône-Alpes est tout simplement la première région française pour la transformation du bois. Dans cet ensemble en forte progression, le segment le plus développé est celui de la construction en bois et menuiserie, qui réunit 38 % des salariés de la filière.

Quels sont les avantages de la construction bois ?

Le premier avantage de la construction bois est sans doute lié à son caractère écologique. On respecte ainsi la planète et on participe à la lutte contre le réchauffement climatique, en stockant du CO2 dans le bois qu'on utilise. Mais c'est aussi une question de confort. Il est plus facile de respecter la RT 2020 avec du bois, car on gagne de la surface au sol (puisque l'on a des murs moins épais qu'avec du béton) pour un même confort thermique, en été comme en hiver. Enfin, en construisant avec du bois local, on contribue à la sauvegarde de l'emploi de proximité.

Après l'exceptionnelle progression de la construction bois ces dernières années, le marché ne risque-t-il pas de connaître un petit coup d'arrêt à l'avenir ?

Non, il est clair que la construction bois va continuer à se développer, et ce pour deux raisons majeures. Tout d'abord parce que, dans la construction neuve, le bois est une bonne solution pour assurer la transition écologique, appelée de leurs vœux par tous les décideurs politiques. Une bonne solution en effet, puisqu'il y a moins d'énergie grise à mobiliser que si on emploie des matériaux plus classiques. Ensuite, le bois va également se développer dans l'univers de la réhabilitation. Il y a énormément de logements à rénover thermiquement en France et il y a des solutions bois très intéressantes, que ce soit en isolation par l'extérieur ou par l'intérieur. De même, il y a un marché énorme à aborder au travers des programmes d'extension / rénovation. On se rend compte qu'il y a beaucoup de pays qui sont très en avance sur nous dans ce domaine : la Suisse, l'Autriche, l'Allemagne, et bien entendu les pays scandinaves.

Enfin, il y a un nouveau terrain de jeu à défricher avec la construction bois « grande hauteur ». L'ambition d'ADIVbois, qui mène ce projet, est de conforter les populations dans le fait que le bois est un matériau solide et fiable pour la construction. Nous avons dix candidatures d'ores et déjà recensées en région Auvergne-Rhône-Alpes, dont trois qui sont très bien engagées à Saint-Étienne et Grenoble. Ces immeubles grande hauteur (IGH) ont notamment pour vocation de montrer que, si l'on peut techniquement construire en grande hauteur (jusqu'à sept ou huit étages), on peut fatalement construire des petits collectifs de trois à quatre étages.

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