AccueilActualités3 questions à Philippe Lansard, président de la commission régionale Formation de la FFB Aura

3 questions à Philippe Lansard, président de la commission régionale Formation de la FFB Aura

Jeudi 7 mars, les représentants des entreprises du Bâtiment et des Travaux publics de la région ont signé un accord-cadre avec l'État pour la période 2018-2020, afin d'organiser l'accompagnement des entreprises du secteur dans les transitions numérique et écologique. Le point avec Philippe Lansard.
3 questions à Philippe Lansard, président de la commission régionale Formation de la FFB Aura
DR - Philippe Lansard (2e en partant de la gauche) aux côtés des autres signataires

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Quel est le montant de l'engagement financier prévu dans cet accord-cadre ?

L'engagement repose sur une enveloppe de 1,5 M€ et il porte sur trois ans, puisque l'accord court sur la période 2018-2020. Cependant, nous ne sommes réellement opérationnels que depuis cette année, car il a fallu mettre au point cet accord et, dès que des fonds européens sont en jeu, la problématique que nous rencontrons est différente. La mécanique administrative étant plus lourde, les choses prennent un peu plus de temps. Ceci étant dit, l'enveloppe reste fixée à 1,5 M€ et les entreprises auront deux ans pour la dépenser. Concrètement, cette dernière vient compléter les plans de formation des entreprises. Pour les sociétés de moins de 50 salariés, qui bénéficient d'un budget formation dédié, cette enveloppe constituera un plus. Pour celles qui ont plus de 50 salariés, et qui ne bénéficient plus de la mutualisation, cet accord-cadre permettra d'utiliser une enveloppe inattendue pour investir dans la formation des collaborateurs.

Quels sont les objectifs recherchés ?

L'objectif principal est de donner, par des fonds européens, la possibilité aux entreprises de compléter leurs plans de formation dans le cadre de la montée en compétence des personnels salariés. Cinq thèmes ont été retenus dans cet optique. Le premier est centré sur l'accompagnement des entreprises dans la transition énergétique et écologique ; le deuxième, sur la transition numérique au sein des entreprises. Le troisième est cette fois plus destiné au chef d'entreprise, quelle que soit la taille de sa structure, pour l'accompagner dans le pilotage. Les deux derniers sont plus classiques : ils portent sur les savoirs de base. Ils sont donc plus tournés vers les entreprises qui recrutent du personnel de nationalité étrangère et qui doivent le remettre à niveau, que ce soit dans la maîtrise de la langue française ou dans l'écriture.

Quelles compétences nouvelles doivent être développées en priorité ?

En termes de compétences à acquérir, il y un besoin sur les thèmes que j'évoquais précédemment, à savoir, d'une part, la transition énergétique et écologique, mais aussi, d'autre part, la transition numérique. Comme toutes les entreprises de France, celles de la filière BTP sont impactées par la dématérialisation et par l'utilisation de logiciels, comme pour le BIM et pour les maquettes numériques par exemple. Ce challenge, ce sont les ingénieurs qui doivent le relever en premier lieu, mais les salariés qui sont sur le terrain ne sont pas épargnés. Ils doivent être en mesure d'utiliser des tablettes en réunion de chantier, de visualiser des plans 3D, d'avoir des drones pour visualiser ce qui se passe sur un chantier… Ce ne sont pas de nouveaux métiers en tant que tels, mais bel et bien des compétences complémentaires à acquérir. De même pour la transition énergétique et écologique, les entreprises doivent augmenter la performance des bâtiments et, là encore, cela demande à nos salariés de maîtriser de nouveaux savoirs et savoir-faire.

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