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3 questions à Pierre Monlucq, président de Routes de France Rhône-Alpes

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3 questions à Pierre Monlucq, président de Routes de France Rhône-Alpes
© Jacques Donnay

À la tête d'une fédération qui réunit 70 entreprises (agences de groupe et PME) pour un chiffre d'affaires de 1,7 Md€, le président de l'ancien SPRIR Rhône-Alpes, devenu Routes de France Rhône-Alpes au 1er janvier 2018, travaille depuis quelques mois à la fusion avec son homologue auvergnat.

Quels sont les grands dossiers qui vont animer Routes de France Rhône-Alpes cette année ?

Nous sommes arrivés à un stade important pour la profession, avec plusieurs tournants majeurs à gérer. À commencer par celui de la fusion des entités Routes de France Rhône-Alpes et Routes de France Auvergne, comme l'ont fait les FRTP territoriales avant nous. Pour le moment, en collaboration avec mon homologue auvergnat, Armand Frayssinet, et ses équipes, nous affinons le processus, afin que les choses aboutissent à la fin de cette année ou au début de l'année prochaine. La demande de nos instances nationales est d'aller le plus rapidement possible vers cette nouvelle organisation, mais aucune date butoir ne nous a été fixée. Je pense que la nouvelle entité Routes de France Auvergne-Rhône-Alpes devrait être opérationnelle courant janvier 2019. L'organisation devrait être similaire à celle qui a été entérinée par la FRTP, c'est-à-dire avec un président issu de l'une des deux entités d'origine et un vice-président issu de l'autre. Pour l'heure, nous n'avons pas encore défini qui occuperait telle ou telle fonction, mais je considère que cette question n'est pas prioritaire, même si le rapport de force est approximativement de trois quarts / un quart en faveur de Rhône-Alpes.

Vous parliez de tournants multiples ; quels sont les autres défis importants que vous devez relever ?

L'autre tournant essentiel, c'est la reprise. Nous l'attendions depuis un moment et nous l'avons vu arriver cette année. Certes avec un peu de retard sur nos confrères des autres régions, mais nous étions entrés dans la crise après eux et ce décalage dans le temps est donc relativement logique. La relance que nous enregistrons est à la fois liée au redémarrage de la commande publique et à la bonne dynamique de la commande privée. Nos activités sont fortement impactées par les cycles électoraux et nous avons devant nous la perspective des élections municipales de 2020. C'est incontestablement le cycle électoral qui nous concerne le plus, car il favorise les lancements de chantiers sur nos territoires. Quant à la relance de la commande privée, elle est liée au regain d'optimisme des entreprises. Les acteurs économiques investissent plus volontiers car ils ont confiance dans l'avenir. Il semblerait par ailleurs que la France soit actuellement la destination privilégiée des grands investisseurs internationaux.

Quels effets attendez-vous concrètement suite à cette reprise ?

Pour 2018, nous envisageons une progression de l'ordre de 6 %, hors inflation, car nos coûts de construction, eux, augmentent d'environ 3 %, ce qui nous donne en réalité une croissance nette de 3 %. C'est intéressant mais ce n'est pas exceptionnel, car nous avions beaucoup souffert ces dernières années. Cependant, les carnets de commandes sont plutôt bien orientés, puisque nous sommes actuellement aux alentours de + 13 % par rapport au premier trimestre 2017, ce qui nous laisse espérer une bonne fin d'année. Cependant, pour faire face à cette dynamique du marché, nous devons trouver les forces vives qui nous manquent. Un chiffre suffit à résumer nos besoins : 40 %. C'est en effet à ce niveau que se situe la demande de travailleurs intérimaires dans nos entreprises.




Jacques DONNAY
Journaliste

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