AccueilRhône3 questions à Sabine Bonnet, directrice de l'agence Ogic Lyon

3 questions à Sabine Bonnet, directrice de l'agence Ogic Lyon

Grand vainqueur des Pyramides d'Argent 2019, à l'issue desquelles il a remporté deux trophées, dont le Grand prix régional, le promoteur immobilier Ogic s'est notamment vu récompenser pour le caractère innovant et responsable, en termes énergétique, de son programme Ydéal Confluence. La directrice de l'agence lyonnaise revient sur cette opération emblématique.
3 questions à Sabine Bonnet, directrice de l'agence Ogic Lyon
DR

Rhône Publié le ,

Dans un quartier où la mixité des fonctions et des publics visés reste la règle, comment se positionne votre programme Ydéal Confluence ?

C'est une opération qui cadre parfaitement avec le projet urbain tel qu'il a été défini par la collectivité. Ydéal Confluence se décline en effet au travers de cinq bâtiments et propose à la fois des logements, avec de l'accession à la propriété et des logements sociaux, une résidence étudiante, un immeuble tertiaire et des commerces en rez-de-chaussée. Le programme a été dessiné d'une part par le cabinet d'architectes suisse Diener & Diener, et d'autre part par le cabinet lyonnais Clément Vergely. Il totalise 12 500 m2 de surfaces de plancher et sera livré à partir de fin 2019, mais tous les lots ont déjà été vendus !

Quelles sont les qualités intrinsèques qui ont permis à Ydéal Confluence de décrocher deux trophées à l'occasion des Pyramides d'Argent 2019, organisées par la FPI ?

Convivialité, réversibilité et écoresponsabilité : il me semble que ce sont les trois mots qui résument le mieux la philosophie de notre programme. C'est aussi un concentré d'innovations. À commencer par le bâtiment que nous avons baptisé L'Orangerie, en référence aux grandes orangeries du parc de la Tête d'Or. Il s'agit d'un immeuble de bureaux de 2 000 m2, en R+2, qui est réalisé avec 100 % de matériaux biosourcés au niveau local : bois d'essence locale, pierre locale, terre récupérée à Saint-Quentin-Fallavier sur un chantier de terrassement. L'Orangerie, qui est construit intégralement en pisé, repose sur une ossature entièrement bois à l'intérieur. C'est un véritable défi technique. Il n'y a en fait que le sous-sol qui est en béton, avec un sous-bassement en pierre et une couverture en pierre également, pour éviter les infiltrations à l'intérieur des murs. Par ailleurs, cette opération est la première dans l'Hexagone à être entièrement basée sur l'autoconsommation collective. Nous avons en effet la volonté de respecter une exigence environnementale très forte dans chacun des projets que nous réalisons. Ainsi, sur Ydéal Confluence, nous produisons et consommons l'énergie sur place, avec notamment toute une batterie de panneaux solaires en toiture. Nous avons l'ambition de satisfaire jusqu'à 50 % des besoins énergétiques grâce au solaire.

Vous évoquiez également la réversibilité ?

En effet, nous avons conçu des bâtiments entièrement réversibles, pouvant passer sans difficulté d'un usage tertiaire à un usage résidentiel. Derrière ce concept de réversibilité, il y a une idée forte qui repose sur la réalisation de bâtiments à même de changer d'usage avec le temps. Pour cela, nous proposons des plateaux débarrassés d'un maximum d'éléments porteurs, et qui deviennent donc de véritables toiles vierges sur lesquelles on peut tout imaginer : logements, bureaux, commerces. L'objectif est de créer un bâtiment qui puisse épouser les mutations du quartier dans lequel il a poussé. C'est le fruit d'une réflexion sur la conception d'un lieu qui n'a pas de destination préconçue.

Partager :
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?