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40 ans du CAUE : mettre en valeur le savoir-faire des territoires

Lors de son assemblée anniversaire, le Conseil d'architecture, d'urbanisme et de l'environnement a ouvert le débat sur la prise en compte, par la commande publique, des circuits courts, notamment la filière bois.
40 ans du CAUE : mettre en valeur le savoir-faire des territoires
© Bruno Fournier - La question des circuits courts, un enjeu politique pour Patrick Chotteau

Savoie Publié le ,

C'est en juin 1978 que le CAUE de la Savoie voit le jour. Il aura été l'un des pionniers de la loi qui allait instituer les Conseils d'architecture, de l'urbanisme et de l'environnement, organismes départementaux appelés à remplir des missions de service public « dans une dynamique d'expertise et un esprit associatif ». Quatre décennies plus tard, la démarche est toujours d'actualité, comme on a pu le constater lors de l'assemblée générale qui s'est tenue à La Ravoire, en présence de nombreux partenaires, élus et professionnels.

En 2017, le CAUE aura réalisé des interventions sur 42 communes du département, allant du simple conseil au diagnostic préalable, en passant par des participations aux réunions de suivi de certains projets. 2 400 permanences ont eu lieu au sein des intercommunalités, assurées par 25 architectes-conseils. Florence Fombonne Rouvier, directrice du CAUE, a également mis en avant les actions de sensibilisation du public, notamment en direction des jeunes.

Sur le plan financier, 2017 s'est achevée sur un résultat positif, le fond de roulement et la trésorerie permettant de faire face aux retards de crédits européens et régionaux pour l'opération « trame verte et bleue », dont le CAUE de la Savoie assure le rôle de chef de file.

Pour 2018, le budget s'équilibre à 737 280 €.

« Un cercle vertueux »

L'assemblée générale a aussi ouvert le débat sur « la prise en compte, dans la commande publique, de la question des circuits courts ». Pour Patrick Chotteau, architecte urbaniste à la Mission interministérielle pour la qualité des constructions publiques de l'État, il s'agit de mettre en œuvre « les leviers d'une économie relocalisée, d'accompagner le savoir-faire des territoires en tenant compte de leurs spécificités sur le plan de l'habitat et des matériaux ». À cet égard, l'exemple du label « Bois des Alpes » est significatif, tout comme la marque Bois Qualité Savoie, fruit d'une démarche collective menée par les acteurs de la filière dans les deux départements savoyards, comme l'explique Simon Ribreau, le chargé de développement. Une stratégie qui ne pourrait toutefois aboutir sans son intégration dans les appels d'offres, ces derniers présentant beaucoup de contraintes, dont l'interdiction de restreindre la concurrence. D'où le travail réalisé par la Fédération des communes forestières Auvergne-Rhône-Alpes, pour que le maître d'ouvrage puisse « avoir des exigences en matières environnementale et sociétale ». Illustration avec la charte forestière de l'agglomération Grand Chambéry : pour sa directrice Sylvie Levasseur, tout réside dans le dialogue entre élus, maîtres d'œuvres et entreprises, comme cela a été le cas pour la réalisation du pont en bois-béton de Cognin. Une façon d'instaurer, en quelque sorte, « un cercle vertueux ».

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