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Lyon-Turin, le secrétaire d'Etat aux transports réaffirme l'engagement de la France

Le percement d'un premier tronçon de 9 km du tunnel sous les Alpes fut l'occasion pour le secrétaire d'Etat aux transports de rappeler l'enjeu environnemental d'un projet à dimension européenne.
Lyon-Turin, le secrétaire d'Etat aux transports réaffirme l'engagement de la France
DR - Jean-Baptiste Djebarri, secrétaire d'Etat aux transports

Savoie Publié le ,

Le lundi 23 septembre 2019 restera une date marquante dans l'histoire du projet franco-italien de liaison ferroviaire internationale. En effet, le travail du tunnelier « Federica », débuté en 2016, a abouti au percement d'un premier tube de 9 km dans le futur tunnel de 57,5 km sous les Alpes. Un tronçon servant aussi de galerie de reconnaissance géologique et de résistance de la roche, reliant les descenderies de Saint-Martin-la-Porte et du Praz, en Maurienne, qui avaient été préalablement creusées dans la même optique. En dépit des difficultés rencontrées, c'est bien une étape décisive qui a été franchie, permettant d'envisager la suite des travaux avec une ouverture restant fixée en 2030. Le diamètre de 11 m de coupe du tunnelier (long de 140 m) a ainsi pu apparaître symboliquement aux yeux des personnalités politiques présentes, françaises et italiennes, ainsi qu'à ceux des partenaires du promoteur Telt ( Tunnel Euralpin Lyon-Turin). Parmi eux, le tout nouveau secrétaire d'État aux transports français, Jean-Baptiste Djebbari, qui en a profité pour mettre l'accent sur l'enjeu environnemental fort du projet : « La Suisse est souvent citée en exemple avec son report à 70 % de la route sur le rail. On ne peut d'autant moins se satisfaire de nos 8 % quand plus de 3 millions de camions traversent à ce jour les Alpes entre l'Italie et la France ». Réaffirmant l'engagement du gouvernement, il a aussi rappelé que l'Union européenne envisage d'accroître son financement, qui pourrait passer de 40 % actuellement à 50, voire 55 %.

Le corridor méditerranéen

Il s'agit de tenir l'importance de l'ouvrage en compte, lui qui s'inscrira dans un vaste corridor médi- terranéen allant de Barcelone à l'Est du continent. Le chantier est d'ailleurs l'un des plus colossaux de la première moitié du XXIe siècle, sachant que, si pour le tunnel de base et les travaux annexes de la partie internationale, le coût s'élève à 8,6 Md€, la somme to- tale qui sera investie est estimée à 24 Md€. Des chiffres mis en avant par les opposants, épin- glés même un temps par la cour des comptes, créant des dissen- tions au sein de l'État italien, qui semble toutefois prêt désormais à respecter jusqu'au bout les ac- cords bilatéraux. Même l'opinion semble aujourd'hui apaisée si l'on en croit un sondage BVA donnant 93 % d'approbation en France et 86 % en Italie. Tandis que les appels d'offres vont être lancés pour la poursuite du creusement, avec la mise en œuvre de nouveaux tunneliers dans les prochaines années (le premier devant être totalement démonté), le chantier d'entrée du tunnel a débuté cette année à Saint-Julien-Montdenis. Il inclut un déplacement de la route dé- partementale de la vallée et de l'autoroute A43, en cours de fina- lisation, et se poursuivra jusqu'en 2021. Non loin de là, dans le même temps, Saint-Jean-de- Maurienne se verra dotée d'une nouvelle gare.

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