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A Lyon, l’Ecole Zaha, pour que les femmes trouvent enfin leur place dans les métiers du BTP

C’est en octobre qu’aura lieu la rentrée de l’Ecole Zaha, dans la Métropole de Lyon. Un établissement qui aider les femmes à trouver leur place dans le BTP.
A Lyon, l’Ecole Zaha, pour que les femmes trouvent enfin leur place dans les métiers du BTP
DR - Lors d’une journée découverte organisée en juillet

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C’est une émotion un peu particulière que Romain Bérodier devrait ressentir en octobre prochain. "C’est vrai qu’à ce moment-là, je pourrai me dire que le projet de l'Ecole Zaha sur lequel je travaille depuis des mois a abouti", indique le jeune Bressan de naissance.

L'Ecole Zaha, pour féminiser les métiers du bâtiment

Le projet dont il parle, c’est celui de la toute nouvelle école inclusive qui va ouvrir ses portes à Décines et qui se donne pour ambition d’enfin féminiser le bâtiment et qui va ouvrir ses portes à Décines. Une façon pour lui de répondre à la crise du recrutement qui touche le secteur.

Pourtant, c’est bien loin du bâtiment et de l’inclusion que Romain Bérodier s’est formé une conscience. "Après un parcours classique – bac éco, prépa et HEC -, j’ai connu des expériences assez diverses … Mais, même si j’avais la fibre commerciale, ça ne me convenait pas tout à fait. Je cherchais quelque chose qui avait du sens."

Former des femmes pour règler la crise du recrutement

Après une courte expérience chez Suez, il décide donc de prendre un nouveau virage. "Je voulais me lancer dans un projet qui aurait un vrai impact sur la société." Restait encore à trouver l’idée idoine.

"C’est en échangeant avec des artisans du bâtiment que j’ai entendu parler de la pénurie massive de main d’œuvre. Ils cherchaient tous à embaucher, sans y arriver. Pourtant, à côté de ça, j’ai appris qu’il n’y avait que 2 % de femmes dans les métiers manuels."

Un comble pour Romain Bérodier. "On comprend assez vite qu’en formant autant d’hommes que de femmes dans le bâtiment, la crise du recrutement serait rapidement réglée."

Une école "ouverte et bienveillante"

C’est d’ailleurs tout l’enjeu de l’Ecole Zaha qui va officiellement voir le jour en octobre et proposer une formation de plombier : revaloriser et rendre accessible les métiers manuels du bâtiment à toutes et à tous.

Mais pour ça, Romain Bérodier a d’abord du lever quelques freins, encore trop présents dans le secteur. "J’en ai identifié trois. Le premier, c’est l’orientation. Au moment de choisir une voie, on ne propose jamais les métiers du bâtiment aux jeunes filles."

Alors, pour ouvrir ses portes à tout le monde, l’Ecole Zaha ne demande aucun prérequis particulier. "On a notamment organisé des journées découverte avec Pôle emploi."

Les hommes aussi bienvenus à l'Ecole Zaha

Deuxième frein selon Romain Bérodier : la difficulté de trouver une alternance lorsque l’on est une femme. "Pour faire face à ça, on a développé un réseau d’entreprises partenaires. Elles se sont engagées à accueillir nos étudiantes."

Enfin, troisième frein, le cadre pédagogique. "C’est parfois compliqué pour une femme de s’engager dans une formation où elle sera toute seule face à 20 garçons. Avec l’Ecole Zaha, on inverse les choses. Et on propose quelque d’ouvert, de bienveillant où toutes personnes peuvent s’épanouir. Même les hommes." Puisque, en priorité réservée aux femmes, l’Ecole Zaha accueillera aussi du public masculin.

Trois mois de cours intensifs et douze en alternance

Cette pédagogie nouvelle passera également par la construction d’un cadre novateur. "Avec nos différentes promotions, on va beaucoup travailler sur le savoir être." Sans pour autant oublier le bagage technique. "Par exemple, pour cette première où l’on va démarrer avec une formation de plombier, on va pouvoir bénéficier de l’expertise de Sabeko, l’entreprise qui va nous accueillir dans ses locaux de Décines."

Concrètement, le cursus, financé par Pôle emploi et divers organismes de formation, durera 15 mois. "Trois mois sous forme intensive en présentiel mêlant pratique (gestes classiques du métier) et théorie (introduction au bâtiment, témoignages, ateliers sur le développement des soft skills). Et un an en alternance chez un partenaire sélectionné par l’École Zaha."

Ouvrir l'Ecole Zaha à d'autres professions

Si une première promotion d’une quinzaine de personnes seront accueillies dès octobre dans les locaux de Sabeko, Romain Bérodier aimerait, rapidement, développer le concept. "Déjà, cette année, ça sera uniquement une formation niveau CAP installateur sanitaire. Mais, on veut ouvrir le concept à d’autres profession, comme l’électricité, la rénovation énergétique, la menuiserie… Et d’ici 2025, on aimerait devenir la première école inclusive du bâtiment en formant 1 000 apprenantes et apprenants par an en 2025."

Tony Fonteneau

La formation n’affichant pas encore complet, des journées découvertes auront lieu les 20 et 29 septembre. Plus d’infos sur https://ecole-zaha.notion.site/

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