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A Lyon, les clés de l'Atelier ouvrent la porte vers l'emploi aux publics fragiles

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A Lyon, les clés de l'Atelier ouvrent la porte vers l'emploi aux publics fragiles
DR - L'organisme de formation accueille les stagiaires dans ses ateliers de Lyon-La Mulatière, Vénissieux et Dardilly.

L'organisme de formation, spécialisé dans les métiers du second œuvre, accueille 450 stagiaires par an en formation professionnelle. Une pédagogie individualisée et basée sur la pratique a été développée pour accompagner des décrocheurs scolaires, réfugiés, personnes en situation de handicap, détenus…

Créées en juin 2010, les clés de l'Atelier se positionnent sur les métiers du second œuvre et délivrent des formations d'électricien, peintre en bâtiment, menuisier poseur, façadier, agent de maintenance des bâtiments, installateur thermique et sanitaire, plaquiste plâtrier, étancheur… Pour former à ces métiers en tension, le centre, qui emploie une équipe de 20 salariés et s'appuie sur un vivier de 25 formateurs, propose un enseignement alternatif et innovant.

"Nous avons développé une pédagogie décalée en misant sur une approche individualisée et sur une approche pratique, doublée d'un accompagnement socio-professionnel", souligne Pierre-Martin Aubelle, dirigeant-fondateur des clés de l'Atelier. Ainsi, les stagiaires suivent les enseignements par groupe de 10-12 pour permettre aux formateurs de s'adapter au rythme de chacun et de répondre aux problématiques individuelles. L'approche « Apprendre en faisant » est tout aussi essentiel pour acquérir les gestes métiers et satisfaire la demande des employeurs de salariés prêts à l'emploi.

Acquérir des compétences transverses

Cette méthode d'apprentissage spécifique s'explique par les publics visés par les clés de l'Atelier. Agréé Entreprise Solidaire d'Utilité Sociale (ESUS), le centre forme des jeunes décrocheurs, des personnes handicapées, des personnes en reconversion, des réfugiés, des détenus. « Nous formons environ 450 stagiaires par an sur nos formations professionnelles. Deux tiers sont accueillis dans nos ateliers à Lyon-La Mulatière, Vénissieux et Dardilly et un tiers sont des détenus formés dans les 9 prisons de Rhône-Alpes », détaille Pierre-Martin Aubelle. L'organisme mène également des actions de formations courtes auprès d'une centaine de salariés par an et des formations grand public auprès de 50 personnes environ.

En direction des publics fragiles qui sont sa première cible, les clés de l'Atelier ont mis en place un programme de compétences transverses autour des savoirs de base pour maîtriser les maths, le français ou encore le numérique, et surtout sur des thématiques de communication et d'employabilité. "Ces publics n'ont pas toujours les codes de l'entreprise. Nous leur apprenons la communication professionnelle, la gestion des conflits, l'estime de soi, la relation clients…", précise le directeur. Des savoir-être indispensables pour obtenir un emploi et s'épanouir dans le monde de l'entreprise.

Tester les métiers

Avec un taux de réussite aux examens de 90 % et un taux de retour à l'emploi après 6 mois de 80 %, cette pédagogie a fait ses preuves. Ces bons chiffres sont aussi le résultat des liens étroits que les clés de l'Atelier ont su nouer avec les acteurs de l'emploi et les organisations représentatives du bâtiment. L'organisation de job dating et un suivi post-formation sont deux exemples de passerelles vers l'emploi.

Pour accompagner encore mieux les stagiaires, le centre expérimente une nouvelle offre baptisée La Boussole. "Avant de valider le choix d'une formation, nous donnons la possibilité de tester un métier avec une semaine en immersion dans les ateliers", résume Pierre-Martin Aubelle qui pense généraliser l'expérimentation à partir de septembre.

Le Parcours Bâtir construit un avenir aux réfugiés

Dans le cadre du Plan d'Investissement dans les Compétences, les clés de l'Atelier ont initié un projet global et pluridisciplinaire d'intégration des réfugiés statutaires. Avec un consortium de partenaires (Apprentis d'Auteuils, Santé Commune, Atelier Emmaüs, Alliade Habitat, BTP Rhône Métropole, la Capeb…), le Parcours Bâtir permet aux réfugiés de suivre une formation dans le bâtiment, mais aussi de passer leur permis de conduire, d'accéder à un logement, de s'occuper de leur santé, de tisser des liens sociaux, de recevoir du soutien pour trouver un emploi…

Jusqu'à juin 2023, 120 réfugiés suivront ainsi des formations de 3 mois et seront accompagnés dans leur projet d'insertion sociale et professionnelle. Financé à hauteur de 60 % par le PIC et de 40 % par des acteurs publics et privés, Bâtir représente un budget de 1 M€.




Séverine RENARD
Journaliste

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