AccueilActualitésA Lyon, les cordistes de Montchat perché misent sur le vélo cargo

A Lyon, les cordistes de Montchat perché misent sur le vélo cargo

A Lyon, Montchat perché, spécialisée dans le travail en hauteur, milite pour une organisation responsable et durable. Une philosophie qui transpire jusque dans les déplacements… à vélo cargo.
Paul Grégori au guidon d’un de ses vélos cargos
@Montchat perché - Paul Grégori au guidon d’un de ses vélos cargos

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Paul Grégori l’avoue, lorsque ses clients le voient, pour la première fois, arriver sur un chantier au guidon de son vélo cargo, ils sont très souvent interloqués. "Beaucoup se demandent où est-ce que l’on met notre matériel, indique le gérant de la société Montchat perché, entreprise de travaux sur cordes basée dans le 3e arrondissement de Lyon. Mais ça attire aussi un vrai capital sympathie. Les gens aiment bien le côté écolo."

Montchat perché reverse 1% de son chiffre d'affaires à des associations

Cette sensibilité responsable, Paul Grégori l’a toujours eu enfoui en lui. "Même lorsque j’étais pompier de Paris ou moniteur d’escalade, indique le quarantenaire, installé à Lyon depuis une décennie. C’est d’ailleurs l’une des raisons qui m’a poussé à monter mon entreprise. Je voulais proposer quelque chose qui avait du sens."

C’est avec cet objectif en tête qu’il a souhaité inscrire le développement durable au cœur même de l’ADN de Montchat perché, la société de cordistes qu’il a créée en 2014 et qui propose ses services pour des travaux de maçonnerie, peinture, recherche de fuite, zinguerie… "Et ce développement durable, j’essaie de l’inscrire à tous les niveaux de l’entreprise, indique celui qui est aussi formateur cordiste. Que ça soit au niveau de la gestion du personnel, avec la transparence salariale, ou du recyclage des matériaux. Ou encore avec l’utilisation de produits français et locaux."

Un état d’esprit qui a poussé Paul Grégori à rejoindre le réseau 1% for the planet il y a quelques années. "Depuis, on reverse 1 % de notre chiffre d’affaires à des associations qui œuvrent pour la sauvegarde de la Terre. Et, pour que mes salariés se sentent impliqués, je les fais choisir l’organisation qu’ils souhaitent soutenir." Une façon de mêler esprit d’équipe et solidarité.

Le vélo, "moins cher et plus pratique"

Mais au quotidien, la fibre responsable de Montchat perché se matérialise surtout par le mode de déplacement choisi : le vélo. "J’avais déjà imaginé utiliser les deux roues lorsque j’étais encore salarié. Alors, lorsque j’ai créé mon entreprise, j’ai étudié la faisabilité pendant un an avant de me lancer." Paul Grégori a d’abord démarré par un premier triporteur fait sur mesure. Avant de monter en gamme au fil des années. "Aujourd’hui, on a cinq vélos cargos électriques et une remorque électrifiée."

Si, pour certains, l’utilisation quotidienne de vélo peut paraître farfelue, pour le cordiste lyonnais, elle n’a que des avantages. "Déjà, à l’achat et en entretien, ça coûte beaucoup moins cher qu’un utilitaire. On n’a plus de problème de circulation ou de stationnement donc on n’est jamais en retard. Et on a moins de manutention puisqu’on peut se poser au plus proche du chantier.

Pour ceux qui ont sont basés loin du centre, c’est beaucoup plus compliqué, voire impossible d'utiliser le vélo"

Autant de bons côtés qui ont convaincu tous les salariés de Montchat perché, entreprise désormais labellisée « Lyon ville équitable et durable ». "Dès qu’ils ont le choix entre un vélo cargo ou l’utilitaire pour un chantier, neuf fois sur dix, ils prennent le vélo cargo."

Paul Grégori le reconnait néanmoins, s'il apparaît comme une vraie réponse à la mise en place de ZFE, le vélo cargo n’est pas la solution idoine pour tous les professionnels du BTP. "On a la chance d’avoir des locaux dans le 3e arrondissement de Lyon et des chantiers quasi-exclusivement dans la Métropole. Mais pour ceux qui ont sont basés loin du centre, c’est beaucoup plus compliqué, voire impossible."

Selon lui, c’est aux collectivités publiques de faire les efforts nécessaires pour inciter à ce genre de mobilité. "Il y a des aides financières à l’achat, c’est très bien. Mais ça ne suffira jamais pour une entreprise qui doit faire 30 ou 50 kilomètres tous les jours pour se rendre sur ses chantiers. Si on veut être efficace, il faut permettre aux artisans de se réinstaller en ville."

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