AccueilRhôneA Villeurbanne, Minéka mise sur le réemploi

A Villeurbanne, Minéka mise sur le réemploi

L’association villeurbannaise Minéka, créée en 2016, s’est donnée pour mission de lutter contre le gaspillage dans la construction en offrant une seconde vie à des matériaux destinés à la benne.
A Villeurbanne, Minéka mise sur le réemploi
Mineka

Rhône Publié le ,

Du bois, des briques, du plâtre, des mannequins de coffrage, de la laine de roche, des vasques ou même des portes de placard. On trouve de tout au Minéstock, ce hangar niché au fond d’une impasse, rue de la Poudrette à Villeurbanne. Ici, rien ne se perd, tout se transforme. "On collecte tous les types de matériaux sur les chantiers, ou directement chez les professionnels, avant de les revendre à prix cassés", indique Marine Supiot, chargée de projets au sein de Minéka, l’association qui pilote le dispositif.

Minéka, le "chaînon manquant"

Un dispositif simple et efficace qui a vu le jour il y a quelques années. "A l’origine, c’est un groupe d’architectes qui s’est mobilisé, indique Marine Supiot. Ils étaient complètements désolés de voir tous les matériaux encore viables jetés chaque jour sur les chantiers (NDLR : 25 % des matériaux jetés seraient encore utilisables). Ils ont voulu faire quelque chose."

@Mineka

Sous l’impulsion de Joanne Boachon, l’idée de créer une structure spécialisée dans le réemploi a vite vu le jour, en 2016. "Elle a voulu former le chaînon manquant entre ceux qui souhaitaient se débarrasser de matériaux et ceux qui étaient prêts à les réutiliser pour les intégrer dans leur projet." Rapidement, elle a imaginé un lieu de stockage et de redistribution, d’abord à Vaulx-en-Velin avant un déménagement à Villeurbanne, fin 2019.

Une solution avantageuse financièrement

Depuis, Minéka a grandi. "Aujourd’hui, nous sommes cinq salariés, précise Marion Supiot. Et l’association est structurée en deux pôles. L’historique, la collecte (NDLR : 135 tonnes collectées en 2021) et la revente aux professionnels ou particuliers à prix solidaires. Et le deuxième, qui est plus un pôle d’expertise. On y conseille et accompagne les maîtrises d’œuvre dans leur démarche de réemploi."

Grâce à ce large spectre, Minéka est aujourd’hui en mesure de toucher tous les publics. "De l’artisan du BTP à la très grosse structure qui souhaite s’engager dans une nouvelle voie."

Véritable prestataire de déchet, Minéka offre surtout une solution avantageuse financièrement –"lorsque l’on collecte, on fait payer moins qu’une mise en benne"- et philosophiquement, "puisqu’on donne une seconde vie à des matériaux destinés à la benne". De quoi convaincre un peu plus de professionnels. "Et le mouvement prend de l’ampleur puisque de plus en plus d’acteurs sont sensibilisés et nous sollicitent", précise Marine Supiot.

La collecte, comment ça se passe ?

C’est le professionnel lui-même qui identifie les matériaux à qui il va offrir une seconde vie. "Soit lors d’une fin de chantier, lorsqu’il y a du surplus, soit sur une menuiserie avec des chutes récurrentes par exemple. Dans ce cas-là, on fait une visite sur place, ou alors on identifie le potentiel de l’élément via un échange de photos. Et si on estime que le potentiel de réemploi est bon, on se rend sur place pour collecter." Seule contrainte pour le professionnel, participer aux frais de collecte et adhérer à Minéka.

Les matériaux collectés sont ensuite stockés au Minéstock, puis vendus, à des professionnels du BTP ou des particuliers.

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