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Activités du BTP : une reprise fragile et hétérogène

Les onze présidents des fédérations départementales BTP de la région Auvergne-Rhône-Alpes se sont réunis autour de Gilles Courteix et de Franck Cotton, président et premier vice-président, pour dresser un état des lieux et évoquer certaines réformes gouvernementales.
Activités du BTP : une reprise fragile et hétérogène
© Agnès Giraud-Passot

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Le secteur du bâtiment reprend de la vigueur progressivement. Néanmoins, il semblerait que la région Auvergne-Rhône-Alpes accuse un retard par rapport au reste du territoire, avec des départements toujours en difficulté. « Nous observons un phénomène de fracture entre les métropoles et l'économie de montagne d'un côté, les zones rurales et périurbaines de l'autre », s'inquiète Gilles Courteix. La fédération régionale dénonce le caractère contre-productif de certaines mesures et met en avant celles destinées à lutter contre la fracture territoriale et encourager la reprise de l'activité.

Dans le cadre du projet de loi de Finances 2018, qui fait actuellement l'objet d'un débat, la profession insiste tout particulièrement sur le soutien à la primo-accession et à la rénovation thermique. Il apparaît impératif de maintenir le prêt à taux zéro dans le neuf en zones B2 et C jusqu'au 31 décembre 2019 (le PTZ ouvrant la porte à 4 000 prêts par an en Auvergne-Rhône-Alpes). De même, le CITE, qui constitue l'outil principal de financement du marché de la rénovation et génère près de 900 M€ de travaux, doit lui aussi être prolongé. « C'est un enjeu fort et un moyen de retrouver de la croissance », affirme Franck Cotton, vice-président de la FFB Auvergne-Rhône-Alpes. Samuel Minot, président de la fédération du Rhône et de la Métropole, remet également en cause la révision du dispositif Pinel, dont le recentrage prévu aurait une incidence sur la fracture territoriale et créerait des tensions au sein de la Métropole : « Les investissements réalisés en zone B1 seraient exclus du dispositif mais pourraient en bénéficier sous réserve de l'obtention d'un agrément selon les mêmes conditions que celles retenues aujourd'hui pour la zone B2 ». Il dénonce également l'impôt sur la fortune immobilière, qui stigmatise l'investissement immobilier.

En revanche, la profession reconnaît des mesures favorables à la relance du bâtiment, un secteur qui représente, en Auvergne-Rhône-Alpes, 55 191 entreprises et 136 461 salariés. La réforme du code du travail, la réforme du compte pénibilité transformé en compte prévention, le combat engagé au niveau européen pour modifier la directive détachement – même si elle ne sera pas appliquée avant quatre ans – ainsi que le plan d'investissement de 9 Md€ pour la rénovation thermique sont autant de mesures destinés à booster une activité vitale pour l'économie française.

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