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L'inquiétude monte chez les professionnels du bois

L'appétit féroce des entreprises chinoises met en péril la filière française, numéro un pour la production de chênes en Europe et numéro trois mondial
L'inquiétude monte chez les professionnels du bois
JMP - Florence Blatrix-Contat, sénatrice de l'Ain, en visite chez LBSA à Viriat, société leader dans le sciage de chêne, présidée par Patrice Janody

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En cette période de pénurie de matières premières dans le secteur du bâtiment, la sénatrice de l'Ain, Florence Blatrix-Contat, est allé au chevet des entreprises de la filière bois, particulièrement dynamique dans le département. Chez LBSA, spécialiste du sciage de chêne basé à Viriat (45 000 m3 de grumes sciées par an) et l'un des leaders sur le marché, la parlementaire a pu prendre toute la dimension du problème avant de se tourner vers le ministre de l'Agriculture, de l'Alimentation et de la Forêt, Julien Denormandie. « L'arrivée des traders sur le marché du bois et la politique actuelle de la Chine au sujet de l'exploitation des chênes entraînent une très forte augmentation du prix des grumes et des exportations en direction de la Chine », souligne-t-elle dans son courrier.

Selon Florence Blatrix-Contat, le problème viendrait essentiellement du fait que, sur les deux millions de m3 récoltés annuellement et destinées à la tonnellerie, la menuiserie (parquet, escaliers et huisseries), la charpente ou l'aménagement paysager, 500 000 m2 partent directement alimenter l'industrie chinoise sans être transformés en amont sur notre territoire.

Le code rural à la rescousse

Pour la sénatrice, cette nouvelle pratique pose plusieurs problèmes : « Ils sont d'abord environnementaux, affirme-t-elle. L'export de grumes fait perdre au bois tout son stock carbone et son caractère bas carbone. C'est aussi une question d'approvisionnement pour les scieurs français de chênes, soumis au manque de matières premières. »

L'élue de l'Ain soutient l'initiative de la Fédération nationale du Bois qui cherche à consolider et étendre le label « transformation UE » pour donner priorité aux acheteurs qui transforment la matière première sur le territoire avant exportation. « Il est nécessaire d'inscrire ce modèle dans le code rural » dit-elle à l'intention du ministre avant de l'alerter sur les risques qui pèsent sur le bon classement de la France, premier producteur de chênes en Europe et troisième producteur mondial.

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