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Faire le bon choix pour la réhabilitation des anciens thermes d'Aix-les-Bains

le - - Savoie

Faire le bon choix pour la réhabilitation des anciens thermes d'Aix-les-Bains
DR - Chaque projet doit conserver la base du bâtiment actuel et prévoir deux tours

Trois projets d'architectes sont exposés, jusqu'au 23 février, dans le hall du bâtiment existant où les habitants sont appelés à venir voter, pouvant déterminer la décision finale qui sera effectuée par la Ville et le groupement chargé de la réalisation.

Véritable plan de sauvegarde d'un patrimoine essentiel de la seconde ville du département de la Savoie, le dossier de la réhabilitation des anciens thermes nationaux devrait connaître un pas décisif avant la fin du mois de février. En effet, après un premier projet avorté et suite à de nombreuses critiques, la municipalité s'est cette fois-ci entourée de toutes les précautions pour que la population s'approprie le sujet. C'est ainsi que les trois agences d'architectes, retenues sur concours, ont été appelées à présenter leur projet lors de trois réunions publiques, qui ont rassemblé chacune quelque 600 personnes la semaine dernière, prouvant l'engouement suscité par le sujet dans la cité thermale.

Dans la foulée, depuis le samedi 9 février et jusqu'au 23 février, les projets font l'objet d'une exposition dans le hall des anciens thermes. Ouverte 7 j. / 7 de 7 h à 18 h 30, elle devrait permettre à un maximum d'habitants de la découvrir, sachant qu'ils sont invités à voter à l'aide d'une borne tactile. Une consultation qui « permettra d'éclairer », comme l'explique le maire Renaud Beretti, la décision finale que feront ensemble la Ville et le groupement chargé de la réalisation du projet, constitué par Bouygues immobilier et SAS (Société d'aménagement de la Savoie).

Le coût global est estimé à 90 M€, comprenant une partie privée avec 180 logements et plusieurs commerces, et une partie municipale (la commune investissant 15 M€) qui comprendra le CIAP (Centre d'interprétation de l'architecture et du patrimoine), essentiel pour conserver l'appellation de « Ville d'art et d'histoire », mais aussi des services, une médiathèque et une salle d'exposition.

D'une conception à l'autre

Pour concevoir leurs projets, les architectes avaient un cahier des charges les obligeant notamment à conserver le bas du bâtiment actuel et à imaginer deux tours à des emplacements déterminés, compte tenu des éléments à préserver sur le plan patrimonial. En outre, ils devaient présenter deux versions de leurs projets respectifs, l'une avec des tours hautes, l'autre avec des tours plus basses, le tout oscillant entre 30 et 50 m de hauteur. Cela explique que les projets ont un air de ressemblance...

Toutefois, chacun a su faire preuve d'originalité. Ainsi, l'architecte belge Vincent Callebaut a intitulé son projet « Métamorphose », ambitionnant de « transformer la chenille en papillon ». Il envisage « deux forêts verticales recouvertes de plus de 25 000 plantes, arbustes et arbres », avec un restaurant panoramique. Le toit de l'édifice de base serait quant à lui transformé en verger public panoramique avec des jardins suspendus dédiés à l'agriculture urbaine. Il prévoit une construction à énergie positive avec des matériaux biosourcés pour « appliquer les principes de l'économie circulaire ».

Pour le second projet, sur le thème « Dialogue, volumétrie et patrimoine », l'architecte parisien Jean-Paul Viguier prévoit des tours symbolisant « des aiguilles dressées telles une roche minérale et végétale à la fois, s'élevant du sol vers le ciel, à la rencontre de l'eau, des cascades venues d'en haut ». Les deux bâtiments proposeront une architecture minérale à la base, avec des plantes poussant sur la façade, « en rappel du paysage forestier d'Aix-les-Bains ». Le concepteur annonce un restaurant panoramique, des façades vitrées, un solarium…

Quant au troisième projet, il est l'œuvre de Gaëlle Hamonic et Jean-Christophe Masson, architectes associés à Paris, et propose, comme idée centrale, « Union, identité et révélation ». Ils veulent faire de la nouvelle construction « un lieu qui rassemble en ramenant la vie à l'ancien site des thermes nationaux. Comme pour les deux autres projets, des logements sont prévus avec « des terrasses aux typologies multiples, variées et aux vues exceptionnelles », disent les concepteurs, qui envisagent aussi des commerces, abordés par le biais de la découverte du patrimoine.

Le choix devrait être entériné avant la fin du mois, ce qui permettra ensuite de mener toutes les procédures et de prévoir le relogement des activités, se trouvant actuellement dans les anciens thermes, avant le 30 juin 2020. Pourrait ensuite débuter un chantier d'une durée de quatre ans minimum.




Bruno FOURNIER
Journaliste

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