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Arcom, smart company for smart cities

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Arcom, smart company for smart cities
© SD21 - Gilbert Fontaine, Bernard Delhomme et Patrick Tabouret, les trois associés-fondateurs du groupe Arcom

Né en 2006 de la fusion de deux PME, Arcom conçoit et fabrique des automatismes communicants pour le confort et la maîtrise de l'énergie dans les immeubles et les agglomérations. Son pdg Patrick Tabouret présente les ambitions du groupe, en lien avec les bâtiments connectés et la ville intelligente.

Pouvez-vous nous expliquer les origines du groupe Arcom ?

Le groupe est né de la rencontre des dirigeants de deux PME qui ont fait le choix d'unir leurs forces et leurs compétences. La société Comtec Technologie, dirigée par Bernard Delhomme et basée à Brindas, avait un profil de bureau d'études, et la société AR2I, implantée en Saône-et-Loire et dirigée par Gilbert Fontaine et moi-même, était plutôt un installateur. Les deux entreprises avaient adopté la technologie Lonworks et c'est par ce biais que nous nous sommes rencontrés, puis associés. À l'époque, Comtec Technologie et AR2I avaient chacune moins de dix salariés. Nous avons fusionné et donné naissance à Arcom en 2006.

Quels types de produits développez-vous et à quels marchés vous adressez-vous ?

Nous sommes concepteurs et fabricants de produits d'automatismes pour le bâtiment sous la marque Arcom, et de solutions pour l'éclairage public sous la marque Citylone. Nos produits pour le bâtiment sont des automatismes qui permettent, grâce à un room controller et une télécommande virtuelle, de régler et de piloter tous les dispositifs pour le confort et le bien-être des occupants, comme l'éclairage, la climatisation, le chauffage, la ventilation, les stores… Tout en optimisant les performances énergétiques. Généralement, il y a un dispositif pour 15 à 20 m2 de bureaux. Nous nous adressons uniquement au marché des bâtiments tertiaires et publics (bureaux, hôtels, maisons de retraite...), car les systèmes pour le résidentiel sont différents. En tertiaire, les automatismes sont plus sophistiqués. On nécessite davantage d'intelligence pour faire fonctionner et dialoguer les dispositifs entre eux. Pour le bâtiment, nous développons également des produits spécifiques pour les parkings souterrains avec des coffrets de désenfumage. Nos produits pour l'éclairage urbain, qui s'installent dans les mats d'éclairage ou les armoires électriques par exemple, servent à gérer à distance et en temps réel les points lumineux et à collecter des données pour transmettre des informations. Nos solutions permettent d'optimiser la consommation d'énergie des installations, mais aussi d'anticiper les opérations de maintenance. De plus, le réseau d'éclairage public est un point d'entrée pour la ville connectée de demain, car nos solutions ouvrent la voie à la gestion globale de tous les automatismes urbains comme l'alimentation des panneaux publicitaires, des caméras, des systèmes de détection des piétons, de régulation du stationnement…

Que pèse chacune de vos activités et comment distribuez-vous vos produits ?

En 2018, notre chiffre d'affaires s'élève à 8 M€, 30 % pour l'activité éclairage public et 70 % pour l'activité bâtiment. Sur notre métier de l'éclairage, nos produits sont destinés aux collectivités, mais nos clients sont les installateurs. Dans le bâtiment, nous fournissons là encore nos solutions aux installateurs en démarchant les bureaux d'études, les maîtres d'ouvrage… Nous commercialisons nos produits grâce à cinq distributeurs de la marque, au réseau des équipementiers OEM (fabricants d'équipement d'origine, NDLR) et aux industriels (France Énergie, Halton, Aldes…) qui utilisent nos produits dans leurs propres équipements. Nous utilisons des protocoles ouverts qui s'adaptent à tous les systèmes.

Pouvez-vous nous citer quelques-unes de vos références ?

Pour l'éclairage public, nos produits équipent la place Bellecour, le parc Blandan, le parc de la Tête d'Or…. Pour l'activité bâtiment, nos solutions sont présentes au Grand Hôtel-Dieu, dans les immeubles Organdi, au Carré de Soie, et Sky 56, à la Part-Dieu. Nous avons aussi été retenus pour le nouveau siège régional d'Orange à Villeneuve d'Ascq (Nord). Je sais également que 6 000 de nos produits équipent deux tours de La Défense, à Paris.

Comment le groupe est-il organisé ?

Nous employons environ 70 personnes réparties sur deux sites. Notre siège social est basé à Fragnes-La Loyère, à côté de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), où travaillent une trentaine de personnes. Dans ce bâtiment de plus de 1 000 m2, nous avons une partie de la R&D, une unité d'assemblage et nos techniciens, qui peuvent accompagner les clients pour l'intégration et la mise en service. Notre deuxième site, auparavant situé à Messimy, est aujourd'hui implanté à Brindas, dans le Rhône. Sur 1 200 m2, nous comptons une quarantaine de salariés et disposons d'un laboratoire électronique, d'une unité d'assemblage et d'une usine de fabrication de cartes électroniques. Nous avons investi plus de 600 000 € en 2017 dans notre nouvelle chaîne de production.

En quoi cette unité de fabrication des cartes électroniques représente-t-elle un atout pour le groupe ?

C'est en 2014 que nous avons pris la décision de créer Rhône Électronique Express (REE), devenue Arcom Électronique, pour la fabrication de cartes électroniques. D'une part, cette unité permet de travailler en proximité avec les équipes R&D et de lancer rapidement des prototypes et pré-séries ; d'autre part, nous sommes très flexibles vis-à-vis de nos clients. À l'année nous fabriquons quelque 120 000 cartes, qui entrent dans la composition de 80 000 produits. La fabrication d'une carte électronique dure 15 mn, tous nos produits sont testés unitairement.

Quelles sont vos perspectives de développement ?

Les automatismes de confort et de régulation de l'énergie dans les bâtiments restent notre cœur de métier. Nous nous orientons de plus en plus vers l'implémentation de nouvelles technologies en lien avec les objets connectés. Les usagers comme les exploitants d'un bâtiment piloteront les dispositifs depuis leur smartphone. Nous suivons également l'évolution des protocoles de communication. Pour rester à la pointe, nous avons douze personnes au service R&D et nous investissons entre 800 000 et 1 M€ par an dans l'innovation. Depuis quatre ans, nous enregistrons une progression annuelle de notre chiffre d'affaires de 20 %. En 2019, nous tablons sur 10 M€ de recettes et nous voulons dépasser les 15 M€ en 2022. Les trois associés-fondateurs, Bernard Delhomme, Gilbert Fontaine et moi-même, détiennent 90 % du capital. En 2015, Bpifrance y est entré.

Le groupe Arcom en bref

+ de 20 ans d'expérience dans la gestion des automatismes communicants

2 marques : Arcom (gestion des automatismes des bâtiments) et Citylone (gestion de l'éclairage public)

1 siège social à côté de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire)

1 site à Brindas, dans l'agglomération lyonnaise

3 associés-fondateurs : Bernard Delhomme, Patrick Tabouret et Gilbert Fontaine

70 collaborateurs environ

8 M€ de chiffre d'affaires en 2018

800 000 € à 1 M€ investis par an dans la R&D

Des solutions permettant des économies énergétiques jusqu'à :

30 % pour les systèmes de chauffage & climatisation

60 % pour l'éclairage des bâtiments

50 % pour l'éclairage urbain




Séverine RENARD
Journaliste

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