AccueilRhôneArtisanat du bâtiment : le SOS de patrons en détresse

Artisanat du bâtiment : le SOS de patrons en détresse

Confrontés à un contexte économique et social souvent morose, les artisans du bâtiment sont de plus en plus nombreux à frôler le burn-out.
Les artisans du bâtiment sont, selon la Capeb Rhône et Grand Lyon, de plus en plus nombreux à frôler le burn-out.
Shutterstock - Les artisans du bâtiment sont, selon la Capeb Rhône et Grand Lyon, de plus en plus nombreux à frôler le burn-out.

Rhône Publié le ,

Hausse du coût des matériaux, inflation, pénurie d'essence, rareté de la main d’œuvre... Le contexte du moment n'est pas vraiment reluisant pour beaucoup de Français. Notamment pour les artisans du bâtiment, en première ligne face à toutes ces problématiques. Conséquence, ils sont, selon la Capeb Rhône et Grand Lyon, de plus en plus nombreux à frôler le burn-out.

Les chefs d'entreprises "épuisés et à bout de souffle"

"C’est vrai que nous sommes épuisés, à bout de souffle, confirme Stéphane Labrosse, chef d’entreprise et président de la Capeb Rhône et Grand Lyon. Depuis le Covid, la pression sur nos épaules est constante."

Car aux contraintes sanitaires, ce sont ajoutées depuis plusieurs mois des difficultés économiques, avec les coûts de matériaux qui ont explosé, les prix de l’énergie qui ne cesse de s’envoler et la pénurie d’essence qui occasionne une incertitude difficile à gérer.

"A côté de ça, nous devons aussi rembourser les PGE que nous avons contractés en 2020. Et faire avec des compagnons qui nous demandent des hausses de salaire pour pouvoir faire face à l’inflation."

Conséquence, les marges sont aujourd’hui minimes pour les artisans du bâtiment. "Et ça ne va pas aller en s’améliorant puisque depuis quelques semaines, les carnets de commandes peinent un peu plus à se remplir. Les chantiers sont décalés, là encore, à cause de l’inflation galopante."

"Des adhérents qui veulent arrêter leur activité"

Trop dur à supporter pour certains qui ne voient plus qu’une issue, mettre la clé sous la porte. "On a de plus en plus d’adhérents qui nous téléphonent pour savoir comment faire pour arrêter leur activité. C’est quelque chose de complètement inédit. D’autant plus que, en général, le chef d’entreprise ne se plaint pas. Quand il y a des difficultés, il essaie de faire face et avancer. Mais pour certains, ça n’est tout simplement plus possible."

La suite à lire dans notre édition du 20 octobre

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