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Dossier / Prévention / Avec Déclic addictions, la Fondation du BTP cible les produits psychoactifs

Après Pacte BTP, sur les risques routiers, et Premiers Combats, à destination de la jeunesse, la nouvelle action de prévention de la fondation vise à lever les tabous sur les addictions à l'alcool et aux drogues.
Dossier / Prévention / Avec Déclic addictions, la Fondation du BTP cible les produits psychoactifs

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Alertée dès 2011 par les chefs d'entreprise et directeurs de CFA confrontés à des problèmes de comportements liés à l'alcool et à la drogue, la Fondation du BTP lançait premierscombats.com, un site proposant des outils de prévention à un public jeune (18-22 ans). Avec Déclic addictions, le partenaire historique de la mutuelle MBTP cible cette fois les adultes.

« La Fondation souhaitait créer un déclic auprès de la branche du BTP, pour que le sujet ne soit plus tabou, mais aussi des entreprises pour qu'elles sachent qu'il existe des solutions. Les salariés en difficulté enfin, pour qu'ils comprennent que l'addiction est une maladie et qu'il est possible de les accompagner », résume Didier Charbonnel, président de la Fondation du BTP. Aujourd'hui, 1 salarié sur 10 a un problème avec un produit psychoactif. La filière du BTP est l'un des trois secteurs les plus touchés.

« Le déclic pour passer à l'action »

Travaillées et mises au point par les équipes de Graphito, spécialisées dans la prévention, les formations Déclic addictions suivent le principe de la pédagogie active comme l'explique son directeur Fabrice Reboullet : « On a mis en place une pédagogie où il ne s'agit pas d'expliquer ce qui est bien ou pas bien, mais de faire comprendre et de faire parler. On part de ce que l'autre peut exprimer, puis on propose des jeux de rôle pour savoir comment interagir ».

Trois modules ont été déclinés à différents échelons de l'entreprise : une demi-journée pour la formation des dirigeants, une autre demi-journée pour les salariés et une journée pleine à destination des préventeurs et managers (8 à 12 personnes par groupe). Le but étant de repartir avec des bases solides : connaissance des addictions, de leur fonctionnement et de leurs effets, identification des consommations excessives, prévention et gestion des situations de crise… « On rajoute des éléments pour les préventeurs, comme le rappel du cadre juridique et les moyens d'intervention à leur disposition », précise le directeur de Graphito.

Les formations ont également bénéficié des conseils avisés de Laurence Cottet, patiente experte en addictologie et marraine engagée de cette opération de prévention, qui a beaucoup accompagné la production des différents modules.

Laurence Cottet, la résistante

Cadre supérieure chez Vinci, Laurence Cottet s'effondre littéralement un jour de janvier 2009 devant un parterre de 650 personnes. Elle a alors 48 ans. « J'étais à bout de souffle, imbibée d'alcool et repérée comme telle par mes supérieurs hiérarchiques. Or je ne me souviens pas que l'on m'ait parlé une seule fois de mon problème... Faut-il attendre que la personne en détresse s'écroule pour agir ? », interroge celle qui approche aujourd'hui la soixantaine. Avec le temps, Laurence Cottet s'est rendue compte que les personnes qui l'avaient repérées – proches ou moins proches – n'avaient pas les outils nécessaires pour l'accompagner. « Pour cela, il faut être formé, et c'est ce que nous offrons aujourd'hui. J'ai accepté tout de suite d'être marraine de Déclic addictions. C'est une chance qui m'a été donnée ! », conclut celle qui continue de considérer le bâtiment comme une « famille ».
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