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Bourg-en-Bresse : un grand chantier pour faire respirer le Pont-de-Lyon

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Bourg-en-Bresse : un grand chantier pour faire respirer le Pont-de-Lyon
Capture d'écran Google maps Streetview - Le secteur de Pont-de-Lyon va être réaménagé à Bourg-en-Bresse.

Le chantier débutera en 2021 et doit permettre d'ici à 2023 de donner un nouvel élan à ce quartier de Bourg-en-Bresse.

La traversée du Pont-de-Lyon demeure l'un des points noirs de l'entrée de Bourg-en-Bresse, autant en direction de Péronnas et Lyon que pour se rendre en gare ou au centre-ville.

"Nous travaillons depuis pas mal de temps sur ce dossier, le foncier et le plan d'ensemble, explique Claudie Saint-André, adjointe au maire déléguée à l'urbanisme et aux aménagements. Nous avons organisé dernièrement une réunion d'information avec les riverains impactés par le projet. C'est l'un des grands projets de la première moitié du mandat. Dix-huit mois à deux ans seront nécessaires à partir de 2021, une fois réglées les études et les questions foncières. On peut espérer que tout sera terminé courant 2023."

Jusqu'à plus de 13 000 véhicules par jour

Ce secteur du Pont-de-Lyon est donc en passe de connaître une profonde mutation. Il abrite des bâtiments vétustes et inutilisés à proximité de la gare et d'un quartier résidentiel qui ne demande qu'à s'étoffer. En revanche, son expansion aggravera irrémédiablement les problèmes de mobilité. "C'est déjà le cas aux heures de pointe, surtout le soir. Ce qui provoque des nuisances sonores, de la pollution, de l'insécurité, et les comptages montrent que la fréquentation ne cesse d'augmenter, jusqu'à plus de 13 000 véhicules par jour", ajoute l'élue.

Le projet Pont-de-Lyon doit prendre en compte trois données essentielles. Les modes doux de déplacement n'ont pas leur place actuellement. Il va falloir corriger le tir pour mettre le quartier au niveau des autres. Des bâtiments n'ont plus de véritables fonctions. Quel avenir leur réserver ? Enfin, le sort des friches industrielles à proximité va devoir être étudié de près.

Réinvestir les friches

"Dans notre plan local d'urbanisme, la tendance est à l'investissement de ces friches, souligne Claudie Saint-André. La carte montre la diversité des propriétaires. La Ville de Bourg bien entendu, mais aussi des privés dont les parcelles ne seront pas impactées et le conseil départemental. Il possède notamment l'ancienne Brasserie et l'ancienne Ecole normale ou IUFM. La Ville avait prévu le coup en rachetant certains terrains comme une ancienne station-service et l'actuel parking, face aux anciens bâtiments de la Banque Alimentaire."

Les études vont débuter cet automne, menées par le cabinet Hors Champs de Lyon, déjà engagé dans le projet de transformation de l'ancien collège Amiot. Elles prendront en compte l'ensemble du quartier, de l'avenue Jean-Jaurès au Pont-de-Lyon en passant par les rues Jules-Ferry, de l'Ecole normale et Général-Delestraint.

Quel avenir pour la Brasserie ?

Le Pont-de-Lyon bénéficiera d'une nouvelle voirie dotée d'un rond-point à hauteur de la descente de la rue de l'Ecole normale à partir de laquelle une nouvelle ruelle permettra de rejoindre la rue Jules-Ferry. La question du devenir de l'ancienne Brasserie de Bourg reste quant à elle posée.

"Nous n'avons pas la réponse car le site est la propriété du Département qui abrite là un certain nombre de ses collections, prévient Claudie Saint-André. Leur déménagement a déjà été évoqué. On peut donc tout imaginer, notamment un partenariat Ville-Département comme cela a été le cas pour le site de l'ancien hôpital Sainte-Madeleine."

Le parking le long de la rue de l'Ecole normale a pour sa part son avenir assuré : "Il est maintenu et reste gratuit pour les personnes qui vont prendre le train, pour les riverains et l'école de professorat des écoles. Il sera reconstitué et aménagé."

Une dépollution suivie de près

Cette zone de stationnement très utilisée jouxte les terrains propriétés de la Ville de Bourg mais dont la dépollution sera assurée, comme les textes l'exigent, par le dernier exploitant (jusqu'en 2000), en l'occurrence l'entreprise Quinson-Fonlupt. "Tout se fera dans la transparence, assure son co-président Pascal Viallon. Cette opération va prendre une importance particulière car des études successives ont montré que la pollution aux PCB et aux hydrocarbures diminuait peu à peu. Elle a été divisée par trois en quelques années. C'est un phénomène exceptionnel qui justifie la mise en place d'un programme de R&D pour essayer de comprendre."

Plusieurs phases sont prévues selon le dirigeant : "Nous préparerons une zone de 3 000 m2 rendue étanche pour recevoir les terres polluées et les analyser. Nous engageons un budget conséquent de 800 000 € dans cette opération qui prendra plusieurs années sous le contrôle de la préfecture avec des points d'étape réguliers. Ce sera un site pilote", assure encore Pascal Viallon.




Jean-Marc PERRAT
Journaliste

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