AccueilLoireBruno Gravelais (Stéphanoise des eaux) : « Nous maintenons le service public »

Bruno Gravelais (Stéphanoise des eaux) : « Nous maintenons le service public »

Le dirigeant stéphanois a réorganisé ses services pour assurer d'une part la distribution de l'eau, et d'autre part l'assainissement. Entretien.
Bruno Gravelais (Stéphanoise des eaux) : « Nous maintenons le service public »
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Quels sont vos champs d'intervention et les équipements que vous gérez dans la Métropole ?

Nous sommes une filiale de Suez et travaillons en délégation de service public pour la collectivité de Saint-Etienne Métropole. Nous gérons le service de l'eau potable et celui de l'assainissement, qui sont deux métiers distincts. Le métier de l'eau potable débute à l'usine de Solaure, où 50 000 m3 d'eau potable sont produits chaque jour, que nous distribuons ensuite auprès de 300 000 habitants sur l'ensemble du périmètre de la métropole, soit 650 kilomètres de réseaux. La collecte des eaux usées s'opère via le réseau de l'assainissement pour être déversée à Furania, à la station d'épuration de Saint-Etienne Métropole, gérée par un confrère. Ce sont des métiers techniques.

A cela s'ajoute les métiers de la relation client, avec la gestion de 70 000 contacts par an.

Comment vous êtes-vous adaptés au contexte particulier que nous subissons ?

En rythme de croisière, la Stéphanoise des eaux, c'est 130 personnes. Dès le début de cette crise, nous avons ciblé les activités dites d'urgence : fuites sur les réseaux d'eau potable, curages et bouchons dans les réseaux d'assainissement, appels d'urgence.

Si on a quelques personnes en arrêt pour des gardes d'enfants, on a également des gens en télétravail bien sûr. C'est une organisation qui ne nous était pas inconnue, même s'il a fallu accélérer le mouvement. Pour l'heure, 45 % des collaborateurs sont là en permanence et en rotation. L'objectif étant le maintien du service public. Mais nous incitons les usagers, d'autant plus dans le contexte actuel, à bien utiliser les services digitaux.

Comment assurez-vous la protection des agents qui interviennent sur le terrain ?

Ils ne passent pas au bureau tous les jours. Ils reçoivent les ordres d'intervention sur leur tablette et opèrent dorénavant seul au lieu d'être deux. La première semaine, nous avons beaucoup sensibilisé aux gestes barrière et on a distribué des gels hydro-alcooliques. Tous les gens dans les métiers de l'assainissement ont été équipés de masques à cartouche mais, globalement, on n'a pas eu de fortes demandes à ce sujet. Les masques FFP2 que nous avions ont été distribués aux postes qui le nécessitaient.

Certains particuliers s'interrogent sur les risques à consommer actuellement l'eau du robinet. Que leur répondre ?

La ressource dont nous disposons à Saint-Etienne est de qualité et l'usine est bien gérée. A cela s'ajoute de la filtration, du tamisage et des traitements, de l'électro-chloration (mais sans excès). Ces traitements suffisent à tuer l'ensemble des virus. Par ailleurs, le Coronavirus ne résiste pas aux procédés de désinfection en place sur nos usines de potabilisation. Les scientifiques le confirment. Nous pouvons rassurer les gens et préciser qu'il n'y a pas de risque à consommer l'eau potable.

Y-a-t-il des problématiques propres au territoire en termes de gestion de l'eau, et qu'en est-il de la conservation des milieux ?

La région Auvergne-Rhône-Alpes est plutôt privilégiée en raison de la quantité et de la qualité de son eau. Dans la Loire, on n'a pas de déséquilibre chronique flagrant, même si certains pourraient objecter que dans la plaine, on peut parfois observer un stress hydrique. Je pense que l'ensemble des acteurs du département fait correctement son travail. Nous n'avons pas enregistré ces dernières années de grosses problématiques de pollution des eaux.

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