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BTP RHÔNE / Entretien avec Laurent Carrion, président de la chambre de Canalisations

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BTP RHÔNE / Entretien avec Laurent Carrion, président de la chambre de Canalisations

Au sein de la fédération BTP Rhône-Métropole, 26 chambres syndicales réparties sur cinq sections, et 4 chambres territoriales, œuvrent au plus près des adhérents. Le Journal du BTP a choisi de diriger pendant l'été le projecteur sur chacune de ces chambres en posant sensiblement les mêmes questions à chacun des présidents. Laurent Carrion, « entrepreneur de travaux publics », est à la tête de Carrion TP, une entreprise de 100 personnes qui réalise 20 M€ de CA, dont 4,5 M€ sur le secteur eau-assainissement. Il est président de la chambre de Canalisations de la section Travaux Publics de BTP Rhône et Métropole.

Quel est le champ de compétences de la chambre de Canalisations ?

L'assainissement et l'eau potable, sans oublier la gestion des eaux pluviales. L'assainissement, c'est la collecte des eaux usées jusqu'à la construction de stations d'épuration. Nous sommes quarante-deux adhérents. Beaucoup de PME et quelques majors.

Quels sont vos donneurs d'ordre ?

La métropole est notre principal client. Nous avons aussi le département, les intercommunalités, les municipalités et les industriels. Reste un faible pourcentage de nos chiffres d'affaires avec les promoteurs.

Comme toutes les entreprises de travaux publics vous avez connu la « double peine » : les élections et le confinement ?

Oui. Mais à la différence de nos collègues de la voirie par exemple, nos chantiers se poursuivent. Notre crainte avec le résultat des élections, c'est que la dynamique de métropole européenne ne soit freinée. En revanche, nous sommes confiants sur l'intérêt que porte la nouvelle majorité métropolitaine sur l'eau, et en particulier l'eau potable. Nous sommes entrepreneurs, nous devons savoir nous adapter.

Comment vos adhérents ont vécu la période de confinement ?

Les entreprises comme la mienne, intra-muros, ont perdu un mois et demi d'activité. Les entreprises plus « rurales », j'entends par là qu'elles travaillent plutôt sur l'extérieur de la métropole, ont eu beaucoup moins d'impact. Car dans les zones rurales, l'environnement de travail et les communautés de communes ont moins contraint les conditions d'intervention de nos entreprises. La Métropole de Lyon a rapidement arrêté les chantiers pendant au moins 15 jours et donc pour nous environ six semaines.

Quelle est la visibilité de vos entreprises ? Jusqu'à fin septembre, comme la plupart de vos collègues du BTP ?

Non, pour nous c'est plutôt jusqu'à la fin de l'année. Nous sommes sur la lancée de l'ancien mandat. Notre inconnue, c'est 2021. De très nombreux élus sont nouveaux, il faut attendre de voir ce qu'ils veulent et vont faire. Nous avons demandé un rendez-vous avec la vice-présidente Anne Grosperrin en charge de nos dossiers, afin de ne pas perdre de temps dans l'installation du dialogue et de la confiance.

Vos adhérents ont-ils beaucoup fait appel au Prêt Garanti par l'État (PGE) ?

Oui. Même ceux qui en n'avait pas un besoin urgent, mais ont préféré préparer l'avenir au cas où le pays doive être de nouveau confiné par exemple.

Ont-ils connu beaucoup de litiges sur les surcoûts ?

La discussion est en cours avec la Métropole sur l'évaluation et la prise en charge d'une partie des surcoûts. Pour les autres clients, c'est au coup par coup. Sur les marchés ponctuels, c'est maintenant à nous d'intégrer les coûts de la Covid-19.

Vous serez concernés par les mesures prises pour les rénovations-réhabilitations d'immeubles ?

Non, notre travail s'arrête au pied de l'immeuble. Ensuite, ce sont les tuyauteurs et les plombiers qui prennent le relais. Sauf bien sûr quand nous travaillons pour un promoteur.

Quel est votre travail de président de chambre ?

Il s'agit d'animer la chambre, quatre grosses réunions par an à organiser, des matinées de rencontres avec invités, thèmes et sujets particuliers, comme par exemple ce que nous venons d'évoquer sur l'évaluation des surcoûts et leur prise en charge pour partie. En octobre-novembre, nous faisons chaque année une réunion-débat avec l'élue et les directeurs de services de la Métropole en charge de l'eau et de l'assainissement pour faire le point sur l'année écoulée et nous présenter les projets à venir. Cette année risque d'être un peu particulière. Et avec l'ensemble des présidents de chambres des travaux publics, nous allons essayer de rencontrer dans les semaines à venir Bruno Bernard, nouveau président de la Métropole de Lyon.

Quel a été le retour de vos adhérents sur le travail de la Fédération pendant la crise ?

Les entreprises se sont retrouvées autour de la Fédération. BTP Rhône et Métropole a été l'interlocuteur de nos élus et des pouvoirs publics pendant cette période très compliquée. On a pu être écoutés et surtout entendus. Nous n'aurions rien obtenu si nous n'avions pas été soudés.




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