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Clip'Fil by Kujanak : les arbres lui disent merci !

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Clip'Fil by Kujanak : les arbres lui disent merci !
DR - Clip'fil assure la protection des arbres des parcours d'accrobranche

L'entreprise Kujanak, fondée à Bourg-en-Bresse par Pierre Colliard, intervient dans le domaine des parcours d'accrobranche. Son système intégré écoresponsable propose une ligne de vie continue et un mode d'ancrage révolutionnaire qui protège les arbres...

La société Kujanak a été fondée en 2013, au moment du rachat par Pierre Colliard du Parcours Aventure de la Bresse à Saint-Étienne-du-Bois, commune des environs de Bourg-en-Bresse. Le parc d'accrobranche (qui rouvrira fin mars jusqu'aux vacances de la Toussaint) abrite également le siège social de l'entreprise qui a donné vie à son produit phare : le Clip'Fil.

Créée en 2017, cette innovation a commencé à faire des émules dans une quinzaine de sites en France, en Belgique, au Portugal et au Maroc. « L'idée m'est venue à l'occasion d'une expertise annuelle, raconte Pierre Colliard. Nous avons constaté que, lorsque les arbres se développaient, les fixations les blessaient. À cet endroit, la sève était interrompue et l'écorce était morte. Que fallait-il faire, percer de part en part ? trop dur et trop long. Il aurait fallu une machine ultra puissante et le tronc aurait tout de même souffert. Alors j'ai cogité… Et avec le bureau d'étude Projitec, à Hotonnes, on a travaillé sur un modèle de plateforme en regardant les coûts de près. C'est comme ça qu'est née l'idée de Clip'Fil. Ce système évite la pression sur l'écorce et préserve le flux de sève élaborée ».


Un parcours progressif


Propriétaire du parcours d'accrobranche du plateau d'Hauteville de 2008 à 2019, Pierre Coillard est un passionné. D'abord de la nature, ce qui l'a poussé, diplôme universitaire de génie mécanique en poche, à rejoindre le milieu socioéducatif : « J'ai commencé au MRJC puis, jusqu'en 1999, j'ai été responsable de la Fédération des familles rurales de l'Ain. Les valeurs me plaisaient, notamment responsabiliser les jeunes ».

Doucement mais sûrement, Pierre Coilard est arrivé dans le petit monde de l'accrobranche : « D'abord par une formation de moniteur d'escalade en 1998. Puis, un an plus tard, j'ai franchi un cap. J'ai voulu passer de l'administratif au terrain, au contact avec le public. J'ai eu un premier projet d'accrobranche à Neuville-sur-Ain, mais ça n'a pas marché. En 2008, le parcours d'Hauteville, que je connaissais bien, était en vente. Alors on s'est mis en association et on l'a racheté ».

Un investissement conséquent mais vite amorti​


Kujanak (qui signifie « merci » en langage inuit) emploie à l'année trois personnes à temps complet. En saison, l'équipe est renforcée pour assurer la gestion et la sécurité sur le parcours de Saint-Étienne-du-Bois. Autour du Clip'Fil, la réflexion se poursuit : « Le système est plutôt abouti, mais on peut toujours s'améliorer. Je travaille sur les process de fabrication avec le bureau d'étude Mitja, de Sylvain Benoit, à Meillonnas », précise Pierre Colliard.

Clip'Fil représente, pour les propriétaires de parcours, un investissement conséquent : « Pour une centaine d'arbres, il faut compter 60 000 €, 280 € par arbre et 350 € par anneau d'ancrage. C'est une somme, mais si on fait le compte, elle est amortie sur six à huit ans. Sans parler de l'aspect environnemental. C'est une autre approche, une autre culture... »

L'entreprise assure la promotion de son produit phare à travers son site internet, clipfil.com, en participant à des salons, comme récemment celui du syndicat des loisirs confidentiels, à Vittel, et en organisant des journées de démonstration un peu partout (Ardèche, Haute-Corse, Espagne, Belgique…).

Une innovation à fort potentiel

Kujanak a réalisé, en 2019, un chiffre d'affaires de 271 000 € : 154 000 € pour le parcours d'accrobranche et 117 000 € pour le Clip'Fil. « En 2020, nous devrions doubler les recettes de Clip'Fil, prévoit Pierre Coillard. Il existe 650 parcs en France. Un sacré potentiel ! Tous ont été réalisés à la fin des années 1990. Ils sont donc confrontés au problème de la mise en danger des arbres. Même les plus motivés par le côté financier seront forcés de s'y mettre. Il faut compter une centaine d'arbres par parc, soit un total d'environ 70 000 à protéger, et notre solution est la plus pertinente ! »




Jean-Marc PERRAT
Journaliste

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