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Cluster Éco Bâtiment : "Agir en faveur de la performance énergétique et environnementale"

Bâtiment low tech, démarche EnergySprong, réglementation environnementale RE2020… Le Cluster Éco Bâtiment Auvergne-Rhône-Alpes s'engage sur tous les chantiers innovants qui seront au cœur des préoccupations de la filière demain. Bruno Dehan, son président, fait le point sur tous les sujets d'actualité.
Cluster Éco Bâtiment :

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Tout juste 15 ans après sa création, sous l'impulsion de la Région Auvergne-Rhône-Alpes et sous le nom de Cluster Eco-Energies, le Cluster Eco Bâtiment est désormais un acteur reconnu dans le paysage régional de la construction. Adossé sur un réseau de 180 adhérents, constitué majoritairement de PME et de TPE installées en Auvergne-Rhône-Alpes, il revendique clairement sa vocation.

"Nous sommes là pour agir en faveur de la performance énergétique et environnementale des bâtiments", affirme Bruno Dehan, son président.

Une ambition de plus en plus partagée au sein de la filière, comme en témoigne l'augmentation du nombre d'adhérents. "En sortie de Covid, nos effectifs totalisaient 20 sociétés de plus que l'année dernière, soit une progression de l'ordre de 15 %", ajoute-t-il. Des entreprises innovantes sur leurs marchés respectifs, qu'elles soient issues de la maitrise d'œuvre ou de la construction.

Tourné vers l'extérieur dès l'origine

Lui-même à la tête de la société Sequoia Ingénierie, Bruno Dehan estime que plusieurs facteurs permettent d'expliquer cet engouement de ses confrères. A commencer par la visibilité que le Cluster s'est offerte en organisant, à l'automne 2018, le 7e Congrès national du bâtiment durable, à La Sucrière (Lyon 2e). "Notre offre est de plus en plus visible et de mieux en mieux structurée, confirme-t-il. Mais ce n'est pas la seule explication. Les entreprises sentent qu'il se passe pas mal de choses dans l'univers de la construction sur le thème de la performance énergétique. Elles veulent donc enregistrer de l'information et créer du réseau pour affronter les nouveaux marchés avec des atouts solides."

Très rhônalpin à l'origine, le cluster s'ouvre peu à peu aux entreprises auvergnates. "Nous avons enclenché une démarche pour vraiment fédérer toutes les entreprises de la région, ce qui n'était pas vraiment le cas auparavant, même si la porte n'a jamais été fermée", assure Bruno Dehan.

Résultat, cette année beaucoup de nouveaux adhérents viennent de Clermont-Ferrand, de Vichy, de la Haute-Loire… Pour faire face à ce déplacement de l'épicentre du cluster vers l'ouest, le prochain conseil d'administration sera délocalisé à Saint-Etienne.

Une visite au Maroc

Business et marchés, performance et mise en réseau, compétences, visibilité, international sont les cinq thématiques au cœur de l'offre du Cluster. Tourné vers l'extérieur dès l'origine, celui-ci travaille notamment avec le Maroc, où une dizaine d'adhérents se sont ainsi rendus au mois d'octobre 2019, dans la région de Dakhla.

"Le potentiel de la région est colossal, mais nous devons en priorité éviter de reproduire les erreurs que nous pouvons constater en France. Nous avons aujourd'hui l'expérience et les compétences nécessaires pour inscrire les structures et infrastructures dans le respect du paysage. Nous pouvons tout à fait profiter du potentiel de ce territoire, tout en minimisant l'impact des bâtiments et en respectant l'espace naturel", souligne Bruno Dehan.

Bruno Dehan : "Nous avons enclenché une démarche pour vraiment fédérer toutes les entreprises de la région."

Laboratoire d'idées

Véritable laboratoire à idées, le Cluster Eco Bâtiment planche actuellement sur de nombreux sujets, qui vont impacter en profondeur l'ensemble de la filière dans les années à venir. A commencer par le bâtiment Low Tech. "Il s'agit de construire des bâtiments qui ne sont pas bardés de capteurs et de technologies, pour éviter de produire des déchets", explique Bruno Dehan.

Un message encore difficile à faire passer, bien que certains acteurs de la filière commencent à prendre conscience des limites du bâtiment High Tech. "Le bâtiment Low Tech consiste à diminuer la place de l'intelligence artificielle, pour remettre au centre l'intelligence humaine de manière que l'on soit en mesure de concevoir et fabriquer des bâtiments que l'on peut utiliser et qui sont économes", ajoute-t-il.

La démarche EnergySprong s'est invitée dans les débats

Autre grand sujet du moment : la démarche EnergySprong s'est invitée dans les débats qui animent la vie du Cluster Eco Bâtiment. Avec l'aide de deux autres structures régionales, Ville & Aménagement Durable d'une part, et Fibois d'autre part, Bruno Dehan et ses amis entendent porter cette démarche qui vient des Pays-Bas et qui consiste à privilégier la construction hors-site et la préfabrication.

La démarche EnergySprong concerne aussi bien le tertiaire que le résidentiel, mais uniquement pour des projets de réhabilitation. Ainsi au Mas du Taureau, à Vaulx-en-Velin, une opération pilote a été engagée pour recréer l'isolation d'un immeuble par l'extérieur. Construite hors site, cette isolation se présente sous la forme de grandes cassettes, qui viennent se "plugger" sur la façade et l'envelopper.

La formation, un sujet majeur

L'ambition qui accompagne cette démarche est de déployer à grande échelle des rénovations énergétiques zéro énergie, en démocratisant l'accès au plus grand nombre et en commençant, pour cela, par le logement social, pour ensuite aborder d'autres marchés.

Pour atteindre ses objectifs, la démarche propose de nouveaux standards de rénovation, qui alignent les intérêts de l'ensemble des acteurs de l'écosystème (bailleurs, maîtres d'œuvre, fournisseurs de solutions, occupants, collectivités locales) à travers un cahier des charges orienté sur les résultats plutôt que sur les moyens.

Enfin, le Cluster poursuit le travail qu'il a engagé sur la formation. "C'est un sujet majeur et qui nous tient à cœur, car la législation dans le bâtiment est en train de changer. Il y a de très gros sujets qui viennent sur la table. A commencer par la RE2020 (nouvelle réglementation environnementale des bâtiments neufs), qui va remplacer la RT 2012. Il va donc falloir opérer des mises à niveau", conclut Bruno Dehan.

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