AccueilActualitésCommerce de bois : une pétition pour "sauver la scierie française"

Commerce de bois : une pétition pour "sauver la scierie française"

Pour contrer l'explosion des exportations de bois (chênes notamment) français vers la Chine, la Fédération nationale du bois a lancé le 8 juin une pétition "pour sauver la scierie française".
Commerce de bois : une pétition pour
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La pétition ayant déjà récolté 9 000 signatures a été transmise à la ministre Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée auprès du ministre de l'Économie. Objectif : obtenir une régulation de la part de l'Etat pour les forêts privées, alors que les forêts publiques elles, sont déjà régulées. L'inquiétude s'étend à d'autres pays européens, qui relaient la pétition.

La pétition de la FNB expose les choses ainsi, alors que la Chine elle-même a réglementé drastiquement sur son sol l'exploitation du bois : "Le choix de la Russie d'interdire l'export de grumes et la stratégie chinoise basée sur la captation de la matière première vont décupler l'appétit d'acteurs extra européens qui profitent de la passivité des gouvernements européens pour piller sans limite la ressource dont les industriels européens ont besoin pour travailler et alimenter la consommation européenne.

Tous les secteurs sont maintenant touchés et les problèmes d'approvisionnement se font sentir sur l'ensemble des marchés et chez nos clients menuisiers, charpentiers, industriels qui ne peuvent s'alimenter sur les marchés internationaux. Le secteur de la logistique est également menacé avec un risque important de rupture dans les chaines d'approvisionnement (emballage, transport...) si les fabricants de palettes ne peuvent s'approvisionner localement. Cette aberration économique et écologique doit cesser..."

Pour tenter de limiter les importantes exportations de bois vers la Chine qui déséquilibrent le marché hexagonal, l'Union de la coopération forestière française (UCFF), les 17 coopératives, regroupant elles-mêmes 113 000 producteurs de bois, qui vendent chaque année 7,2 millions de M3, proposent des "contrats pluriannuels", un système présenté comme "gagnant-gagnant" pour les acteurs de la filière dans la mesure où il arrête notamment les quantités, la qualité et les prix sur le long terme.

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