AccueilLoireDans la Loire, ça avance pour les transports urbains au gaz

Dans la Loire, ça avance pour les transports urbains au gaz

Des autocars nouvelle génération circulent à partir de cette rentrée sur les lignes des Transports interurbains de la Loire (TIL). Ceux-ci fonctionneront au gaz naturel pour véhicules (GNV) ou aux biocarburants. Un projet de station émerge à Montbrison, encouragée par les sociétés de transport.
Dans la Loire, ça avance pour les transports urbains au gaz
Département de la Loire

Loire Publié le ,

Les Transports interurbains de la Loire (TIL) vont franchir dans les années à venir un pas en matière de transition énergétique. Les autocaristes montrent leur capacité à s'adapter avec la possibilité désormais de rouler aux gaz naturels (GNV) ou aux biocarburants.

"Les transporteurs sous contrat mettent en circulation des véhicules qui se substituent progressivement aux anciens à moteur diesel. D'ici 2023, plus de la moitié des 120 autocars du réseau Til seront concernés", précise Alain Laurendon, premier vice-président du conseil départemental de la Loire.

Les cars qui maillent le territoire via 24 lignes permettent, pour la somme unique de 2 euros par trajet, à 8 000 utilisateurs réguliers et à 17 000 collégiens et lycéens de se déplacer sur l'intégralité du département depuis 14 ans. Plusieurs sociétés de transports en commun œuvrent sur le réseau TIL : 2TMC, SRT, Autocars Maisonneuve, Keolis, Autocars Chazot et Autocars Just.

Des normes à adapter

"L'acquisition d'un autocar roulant au gaz représente un surcoût de 30 %, et le personnel, roulant comme mécanicien, doit être formé. Il s'agit aussi d'adapter les dépôts aux normes de sécurité propres aux véhicules au gaz", relève Cédric Jouffre, co-gérant des sociétés de transport SRT et Trans-Roche, et co-animateur du club transition énergétique de la Fédération nationale des transports de voyageurs (FNTV-FNTR Loire), dont il est vice-président.

Les travaux d'adaptation des locaux coûtent en moyenne 30 000 euros aux sociétés. Les Autocars Chazot investissent dans six véhicules qui seront livrés en mars 2021, ce qui représente la moitié de leur flotte. "Nous avons anticipé, car il fallait lancer leur circulation pour 2023, et cela nous permet de lisser l'investissement. L'Etat nous apporte un soutien important", confie Jean-Luc Chazot, de la société éponyme.

Une station de gaz à Montbrison en 2022 ?

Si trois stations de gaz sont en service dans le département, publiques à Saint-Etienne et Saint-Symphorien-sur-Coise et une privée tenue par Air Liquide à Veauche, une quatrième est à l'étude sur Montbrison. Une "nécessité absolue" selon les transporteurs du secteur. Ainsi, des réunions entre Loire Forez Agglomération (NDLR qui ne désire pas s'exprimer sur ce sujet en cours pour l'instant), les collectivités locales, les fournisseurs potentiels, un groupement de transporteurs et la FNTV ont eu lieu.

Si les résultats de l'étude sont concluants et remplissent les impératifs économiques, une station multi-énergies devrait voir le jour à Montbrison d'ici 2022. "Si jamais cela ne se fait pas, nous, sociétés de transport, nous associerons pour en ouvrir une privée. Plus de 40 cars scolaires finissent leur trajet à Montbrison le soir", développe François Dufourd, le président de la FNTV Loire et dirigeant de la société 2TMC.

"Pour qu'une station soit viable, il faut un minimum de 30 pleins de poids lourds par jour. Un plein, c'est 150 kg de gaz". Un objectif facilement atteignable selon les transporteurs, d'autant que les camions de passage sont dans l'attente de cette installation située sur un point stratégique du département.

Partager :
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?