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Des travaux sur le réseau d’assainissement à Sainte-Foy-lès-Lyon

Sous maîtrise d’ouvrage du Grand Lyon, le chantier a été réalisé par trois entreprises du groupe Serfim. Polen’, Sereha et Albertazzi ont effectué une réhabilitation manuelle mais aussi un chemisage avec une gaine à polymériser.
Un train de lampes UV piloté depuis une unité pour régler la vitesse et la puissance lumineuse est introduit dans la gaine.
Lory Azzedine - Un train de lampes UV piloté depuis une unité pour régler la vitesse et la puissance lumineuse est introduit dans la gaine.

Rhône Publié le ,

La Métropole de Lyon mène des travaux de renouvellement des réseaux d’assainissement du bassin versant de l’Yzeron après avoir conduit une grande étude mettant en évidence la vétusté de certaines canalisations.

1,315 M€ de travaux d'assainissement

La première phase de ce chantier concerne les communes de Francheville, Charbonnières-les-Bains, Sainte-Foy-lès-Lyon, Tassin-la-Demi-Lune et Saint-Genis-les-Ollières. Le budget des travaux s’élève à 1,315 M€, financé pour moitié par une subvention de l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse.

34 000 m3 d’eaux claires/an restituées au milieu naturel

Les interventions prévues sur un linéaire de 1,5 km doivent permettre de faciliter l’écoulement dans les canalisations et de réduire le mélange eaux usées-eaux pluviales.


"Les travaux éviteront les surcharges du réseau et donc le risque de débordements tout en améliorant la performance de la station de traitement des eaux usées de Pierre-Bénite en limitant les apports en eaux claires", explique Christophe Jibard, technicien travaux à la Délégation transition environnementale et énergétique du Grand Lyon. Le programme global de travaux, étalé de 2022 à 2026 pour un investissement de 5 M€, permettra de restituer au milieu naturel 34 000 m3 d’eaux claires chaque année.

Réhabilitation d’un collecteur visitable

Fin octobre, des travaux se sont déroulés à Sainte-Foy où une mesure de débit avait montré un volume important d’eaux claires parasites. "Le passage d’une caméra et la visite avec un égoutier a confirmé la présence de fissures et de calcite sur la canalisation", indique Christophe Jibard.

Sur une longueur de 110 mètres, une réhabilitation manuelle a été effectuée en projetant un mélange de béton et de mortier pour étancher l’ouvrage et lui redonner sa forme ovoïde. A quelques dizaines de mètres, c’est la technique du chemisage qui a été mise en œuvre sur deux portions de 20 et 90 mètres.

Ce chantier a été pris en charge par trois entreprises du groupe Serfimspécialisées dans les réseaux d’eaux : Polen’ pour les études et travaux préparatoires, Sereha pour la réhabilitation sans tranchée et Albertazzi pour les travaux d’accès. Après la mise en place d’une dérivation par pompage sur 180 mètres et la création de puits d’accès, des travaux assez spectaculaires ont eu lieu pour réhabiliter ce collecteur visitable d’un diamètre 1 500 ou 1 200 mm.

Chemisage avec une gaine polymérisable aux UV

Une gaine en fibres de verre de la marque Reline Europe est tirée à l’intérieur de la canalisation grâce à un câble. Cette introduction nécessite d’abord de rabattre sur elle-même la gaine d’un diamètre supérieur à 2 mètres à l’aide d’un tapis plieuse et d’une équipe de 4 à 6 personnes.

La gaine est rabattue sur elle même à l'aide d'un tapis plieuse. @Lory Azzedine

"Il faut savoir que la gaine pèse plus de 100 kg au mètre !'" souligne Christophe Jibard. Une fois dans la canalisation, la gaine est obturée à chaque extrémité avec une sorte de bouchons et gonflée par envoi d’air comprimé afin d’épouser la paroi intérieure.

Place alors au délicat et minutieux processus de polymérisation pour durcir la gaine sous l’action des UV. "Un train de lampes UV piloté depuis une unité pour régler la vitesse et la puissance lumineuse est introduit dans la gaine", détaille Lory Azzedine, conductrice de travaux chez Sereha.

La gaine, gonflée par envoi d'air. @Lory Azzedine

Ce train de lampes UV ressemble à une pieuvre dont les bras dotés de petites roues prennent appui sur la conduite. Dans le cas d’une canalisation ovoïde, le bras positionné sur le radier doit être plus long afin d’assurer une polymérisation homogène. Après quelques travaux pour refermer les puits d’accès, le collecteur comme neuf était parfaitement fonctionnel. "D’autres opérations de remplacement de tuyaux ou de chemisage se réaliseront l’an prochain. L’objectif est d’atteindre un taux de renouvellement supérieur à 1 % par an", partage Christophe Jibard.

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