AccueilActualitésDomaines skiables de France : "Plus d'émission de gaz à effet de serre en 2037"

Domaines skiables de France : "Plus d'émission de gaz à effet de serre en 2037"

Laurent Reynaud, délégué général de Domaines skiables de France, présente les objectifs à atteindre pour tenter de pérenniser l’activité du ski, y compris en moyenne montagne, jusqu’en 2100.
Domaines skiables de France : "Plus d'émission de gaz à effet de serre en 2037"

Actualités Publié le ,

Comment abordez-vous la problématique des conséquences du réchauffement climatique en montagne d’ici 2050 ?

C’est quelque chose que l’on prend très au sérieux. Notre matière première, c’est quand même la neige ! Pour cela nous avons différentes actions dont la principale qui consiste à ce qu’il n’y ait plus du tout d’émission de gaz à effet de serre dans aucun domaine skiable en France en 2037.

Laurent Reynaud (@Domaines skiables de France)

C’est un objectif accessible puisque les remontées mécaniques fonctionnent à l’électricité. Le point noir du bilan carbone de Domaines skiables de France, c’est le damage. La solution viendra de l’hydrogène. Les constructeurs d’engins de damage s’y mettent. Les collectivités s’organisent pour approvisionner les territoires en hydrogène propre.

"Autoproduire une partie de l'électricité consommée"

En 2037, il n’y aura donc plus de damage avec des engins à moteur thermique ?

Exactement. Et nous avons d’autres ambitions mais il est trop tôt pour en parler. D’ici là, nous serons capables d’autoproduire une partie de l’électricité consommée.

Etudiez-vous d’autres activités qui pourraient remplacer le ski ?

Beaucoup d’activités de diversification sont proposées (luges quatre saisons, tyroliennes…). La difficulté, qui a été tristement illustrée l’hiver dernier, est que ces activités alternatives n’ont pas le pouvoir d’attractivité du ski. L’hiver dernier, on avait le droit de faire de la tyrolienne, de la luge 4 saisons, du ski de randonnée, des raquettes et même du ski nordique. La seule chose qu’on n’avait pas le droit de faire, c’était du ski alpin parce que les remontées mécaniques étaient administrativement fermées dans le cadre de la pandémie. Résultat : deux clients sur trois ont renoncé à leur séjour et nous avons perdu 70% des recettes et de l’emploi.

Partager :
Abonnez-vous
  • Abonnement intégral papier + numérique

  • Nos suppléments et numéros spéciaux

  • Accès illimité à nos services

S'abonner
Journal du 12 mai 2022

Journal du12 mai 2022

Journal du 05 mai 2022

Journal du05 mai 2022

Journal du 28 avril 2022

Journal du28 avril 2022

Journal du 21 avril 2022

Journal du21 avril 2022

S'abonner
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?