AccueilActualitésDominique Sabatier, BTP CFA Auvergne-Rhône-Alpes : "La qualité doit rester notre priorité"

Dominique Sabatier, BTP CFA Auvergne-Rhône-Alpes : "La qualité doit rester notre priorité"

En marge de l’assemblée générale du réseau, le nouveau président de BTP CFA Auvergne-Rhône-Alpes, en poste depuis février, a fait le point sur les grands défis à venir.
Dominique Sabatier, BTP CFA Auvergne-Rhône-Alpes : "La qualité doit rester notre priorité"
CFA BTP

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Votre prédécesseur Christelle Rozier avait choisi comme marqueur de son mandat l’excellence. Et vous, comment souhaitez-vous œuvrer à la tête du réseau BTP CFA Auvergne-Rhône-Alpes ?

Je suis dans la continuité de ce qu’a pu faire Christelle Rozier ces dernières années. Je veux donc également faire de l’excellence une priorité. C’est comme ça que l’on pourra remplir nos CFA. On doit devenir une élite de la formation. Pour que, rapidement, de plus en plus de jeunes aient envie de venir apprendre chez nous. Pour ça, il faut que l’on arrive à monter encore un peu plus le curseur au niveau de l’enseignement. La qualité doit rester notre priorité.

"La qualité passe aussi par la formation des formateurs"

Comment faire ?

Nous pouvons travailler sur plusieurs leviers. Déjà, via les concours de meilleurs apprentis de France ou des compétions comme les Worldskills. Ce sont des vitrines de nos métiers. Mais la qualité passe aussi par la formation de nos propres formateurs. Nous devons être toujours plus exigeants là-dessus. Même chose avec le développement des MAC (NDLR, maître d’apprentissage confirmé) en entreprise.

L’effort de numérisation mené lors du précédent mandat sera-t-il poursuivi dans les années à venir ?

Nous avons déjà fait un gros travail sur ce point. Nous avons commandé plus de 520 PC, créé 20 classes mobiles, équipés tous nos CFA de visio-conférence et de tableaux interactifs… Et grâce aux dotations de la Région et de CCCA BTP, nos apprentis seront équipés de tablettes numériques. Tout ce travail est en cours et va se poursuivre. Nous voulons rester à la pointe sur le numérique.

"La santé financière de BTP CFA Aura est très bonne"

D’autres investissements sont prévus dans les mois à venir ?

Nous allons refaire un CRAF (NDLR : Centre de ressources et d’aide à la formation) en Savoie. Et nous allons aussi beaucoup investir sur de nouvelles machines. On ne peut pas miser sur l’excellence en faisant travailler nos apprentis sur des outils obsolètes.

Si tous ces investissements ont pu être menés, c’est aussi parce que la santé financière de BTP CFA est bonne ?

Oui. Elle est même très bonne. Reste à savoir si ça durera puisque nous sommes un peu dans l’incertitude avec les changements prévus sur les NPEC (NDLR : niveaux de prise en charge). En tout cas, nous avons pu consolider nos fonds propres, alors qu’il a fallu gérer la fusion avec l’Auvergne en 2019. Et qu’il a fallu faire avec la réforme des financements de l’apprentissage.

"Proposer des formations à la carte"

Pour attirer toujours plus, le défi actuel est aussi de s’adresser à une population plus large. Comment ?

On va continuer à travailler sur la modularisation des parcours. Aujourd’hui, le profil de nos apprentis n’est plus le même qu’il y a 10 ans. Nous nous adressons vraiment à tous les publics, avec dix niveaux de diplôme, du CAP au diplôme d’ingénieur. Mais, pour allons encore plus loin, nous devons nous adapter en proposant des formations « à la carte ». Par exemple, nous allons continuer à développer des CAP+, pour les jeunes réfugiés notamment. C’est une formation adaptée à leurs besoins qui leur permet de bénéficier d’une année supplémentaire pour travailler la langue.

Le développement d’actions socio-éducatives fera aussi parti de votre plan de mandat ?

Oui, ça sera un axe très fort. Ce que nous voulons, c’est construire des femmes et des hommes dans leur globalité.

Et concernant les entreprises ? Comment entretenir le lien ?

Ça sera à nos formateurs de le faire. Pour ma part, avec Nicolas Leriche, secrétaire général de BTP CFA, j’irai consulter les grands groupes pour le demander qui sont leurs salariés en fin de carrière qui pourront faire de la formation à mi-temps.

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