AccueilActualitésEmmanuel Macron, vers une poursuite des baisses d’imposition sur les entreprises

Emmanuel Macron, vers une poursuite des baisses d’imposition sur les entreprises

Emmanuel Macron, le candidat LREM, souhaite "une France créative et productive" notamment par la réduction des impôts de production.
Emmanuel Macron, vers une poursuite des baisses d’imposition sur les entreprises
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La demande de baisse des impôts de production était un souhait fort du patronat qui ne date pas d’hier. Le Medef la réclamait depuis une bonne dizaine d’années. Le "Président-candidat" s’est globalement engagé sur un package de 15 Md€ de baisses d’impôts, moitié ménages, moitié entreprises.

Celles-ci seront ainsi moins taxées, Emmanuel Macron ayant promis la suppression de la CVAE, lacotisation sur la valeur ajoutée des entreprises. Un impôt dit "de production" collecté auprès des entreprises et des professions indépendantes à partir de 500 000 € de chiffre d’affaires. La CVAE est calculée en fonction de la valeur ajoutée produite par l’entreprise. Une taxation qui n’est pas neutre puisqu’elle rapporte actuellement 7 Md€ par an à l’Etat.

Un programme "dans la continuité de ce qu'il a déjà engagé en 2017"

De l’avis de nombreux entrepreneurs, cet impôt pèse forcément sur la production française. Sa suppression devrait mécaniquement permettre de reconstituer des possibilités d’investissement et d’accélérer des projets de transformation. Les ETI sont particulièrement concernées par cette mesure.

"Une baisse supplémentaire de 35 Mds€ sur les impôts de production, ne serait-ce que pour s’aligner sur la moyenne européenne, engendrerait la création de 700 000 emplois, il est temps pour la puissance publique de comprendre que la baisse d’impôts de production est l’une des clés pour restaurer la compétitivité de nos entreprises, mieux payer les collaborateurs, innover et recruter", estime le Meti (Mouvement des entreprises intermédiaires).

Thomas Rudigoz, député (LREM) de la première circonscription du Rhône, estime que le programme économique d’Emmanuel Macron s’inscrit dans la continuité de ce qu’il a déjà engagé depuis 2017 : "Quand un bilan est bon, il faut pouvoir le dire : baisse du chômage, croissance en hausse, création d’emploi… La question de la réindustrialisation précisément anime Emmanuel Macron bien avant qu’il n’ait été élu et remonte à ses fonctions de ministre de l’Economie. La suppression de la CVAE s’inscrit dans la lignée de la baisse de l’imposition sur les entreprises, notamment avec le taux sur l’impôt sur les sociétés, passé de 33 % à 25 % aujourd’hui."

Pour le parlementaire, cette politique en faveur des entreprises est un moyen de retrouver de la souveraineté industrielle mais également de la compétitivité à l’échelon européen dans la course à la lutte contre la dépendance à certains autres pays du monde. "La guerre en Ukraine est là pour nous le rappeler", termine Thomas Rudigoz.

La clé pour relocaliser

"Les impôts de production ont ceci d’injuste qu’ils taxent l’entreprise avant qu’elle n’ait engrangé le moindre profit. Autrement dit, une entreprise en difficultés paie des impôts quoi qu’il arrive et sans prendre en considération sa santé économique ce qui est un non-sens, surtout quand on sait que le poids de ces impôts est cinq fois supérieur à ce que supporte nos concurrents allemands (0,8% du PIB côté allemand contre 5,3 % en France et 2,8% moyenne européenne", explique Boris Lechevalier, responsable de la commission économique du Club ETI Aura et dirigeant d’Altios International.

"Regretter la disparition de 950 000 emplois dans l’industrie ces 20 dernières années est une chose, parler de relocalisation est une bonne nouvelle et tant mieux, mais soyons clair, si on veut vraiment faire bouger les lignes, il faut donner du souffle et des marges de manœuvre aux dirigeants de nos ETI. La disparition de la CVAE serait une bonne nouvelle pour nos ETI familiales et dans notre région industrielle en particulier, c’est l’une des clés pour relocaliser ou réinvestir dans nos territoires", ajoute le dirigeant.

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