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Emmanuel Pflimlin : « J'ai monté mon entreprise en essayant de faire les choses différemment »

le - - Isère

Emmanuel Pflimlin : « J'ai monté mon entreprise en essayant de faire les choses différemment »
© Eco-Système Construction

Fondée en 2011, la SARL Eco-Système Construction prône une qualité de vie et de travail pour tous en proposant un modèle innovant de partage des richesses. Nul calcul économique, mais bien un mode de vie pour son fondateur et codirigeant Emmanuel Pflimlin. Interview.

Présentez-vous en quelques mots ?

Diplômé de l'École spéciale des travaux publics (ESTP), j'ai une formation d'ingénieur en bâtiment. J'ai d'abord exercé dix ans chez Cegelec comme ingénieur d'affaires et chef de services, avant de créer une première entreprise artisanale dans le Vaucluse, spécialisée dans l'ossature bois et la rénovation thermique. Puis j'ai dû déménager à Grenoble : j'ai donc cessé mon activité et créé une nouvelle entreprise avec la volonté de m'orienter toujours plus vers la filière sèche. C'était en février 2011. Dans l'année et demi qui a suivi, on était déjà quatre personnes... Depuis, on n'arrête pas de grandir. On est aujourd'hui trois co-gérants, quatorze employés et trois apprentis.

Quelle est votre activité ?

Nous en avons deux principales. La première est axée sur ce qui représente pour moi l'avenir du bâtiment, à savoir la rénovation thermique, en visant les systèmes biosourcés et proposant les énergies renouvelables qui vont avec. Le but étant de rénover les maisons en profondeur, afin de leur offrir des propriétés dignes d'une habitation neuve. La seconde, c'est la construction neuve, où l'on essaie de proposer la paille comme isolant principal et des enduits terre à l'intérieur pour utiliser un maximum de matériaux peu transformés. Autrement dit plus de valeur ajoutée pour l'entreprise, moins d'énergie grise et des matériaux recyclés et recyclables.

On effectue entre douze et quinze maisons par an en neuf et en rénovation. Sauf exceptions, on s'adresse à un marché de particuliers en Isère, avec quelques incursions à Chambéry. On a d'ailleurs une petite équipe basée à Voiron qui nous permet de mieux couvrir le territoire.

Vous êtes notamment labellisé Qualibat RGE Eco-Artisan, Propaille ou encore Qualibois. Indispensables, les certifications ?

J'ai suivi une formation Feebat dès 2008 et j'ai été parmi les premiers en France à être labellisé RGE Eco-Artisan avec mon ancienne entreprise dans le Vaucluse. À l'époque, ce label était en avance sur son temps, il ciblait des professionnels motivés, qui travaillaient sur la maison dans sa globalité. Si je déplore aujourd'hui quelques dérives dans les processus de certification RGE, je considère que ce label reste un signe de bien faire et de qualité.

L'entreprise ne connaît presque pas de turnover : quel est votre secret ?

J'ai souhaité monter une entreprise en essayant de faire les choses différemment : des échelles de salaires à faible amplitude, des grilles salariales basées sur les responsabilités plutôt que sur l'ancienneté... La finalité n'est pas de gagner le plus d'argent possible, mais de vivre relativement bien tout en travaillant dans la bonne humeur. Chez Eco-Système Construction, tout le monde adhère à cette vision et c'est ce qui fait que ça marche : les seules personnes qui sont parties de chez nous ont dû le faire à cause d'un déménagement personnel !

Vous intéressez aussi les gens au capital social de l'entreprise. Racontez-nous...

Début janvier, nous allons récupérer un local d'activité à Saint-Martin-d'Hères. Cela nous permettra de monter une SCI, où tous les salariés qui le souhaitent pourront accéder à des parts. Nous organisons trois réunions annuelles, où l'on parle du développement de l'entreprise, des niveaux de salaires, de la formation et de l'évaluation des personnes. Quant aux bénéfices de l'entreprise, ils sont en partie réinvestis et, pour le reste, distribués aux salariés au pro rata des heures de travail effectuées dans l'année.

Vous faites aussi de l'accompagnement à l'auto-construction...

Oui, pour donner accès aux gens à une maison plus écologique : on les forme à réaliser certaines parties eux-mêmes, par exemple la mise en œuvre de la paille. Nous avons aussi pour projet de créer une filiale de maîtrise d'œuvre qui servira à développer ce segment.

Depuis quand adhérez-vous à la CAPEB 38 et pourquoi ?

J'étais déjà adhérent avec mon ancienne entreprise. J'apprécie la CAPEB pour ses actions visant à défendre les petites entreprises et l'accompagnement qu'elle me prodigue en matière de formation et sur certains points juridiques. J'avoue ne pas être un membre actif par manque de temps mais, d'ici trois ou quatre ans, j'espère pouvoir me rendre plus régulièrement aux réunions !




Charlotte ROBERT
Journaliste

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