AccueilActualitésEn Rhône-Alpes, la Fondation du BTP lève le voile sur tabou de l’addiction

En Rhône-Alpes, la Fondation du BTP lève le voile sur tabou de l’addiction

La Fondation du BTP accompagne les entreprises rhônalpine dans la prévention des risques liés aux différents métiers du secteur. Notamment les addictions, qu’elle combat avec une recette simple : partage d’expérience, écoute et humanité.
En Rhône-Alpes, la Fondation du BTP lève le voile sur tabou de l’addiction
Shutterstock

Actualités Publié le ,

Déjà 18 ans que la Fondation du BTP œuvre pour soutenir les hommes et les femmes du secteur. « Nous travaillons principalement sur trois axes : la promotion des métiers et la solidarité entre les générations, la lutte contre les exclusions, et, ce qui représente le gros de notre travail, la prévention des risques professionnels », indique Clémence Mazereau, responsables mécénat et partenariat au sein de l’organisation.

Avec Déclic addication, la Fondation du BTP veut lever des tabous

Mais, depuis quelques années, la Fondation du BTP s’est fait connaître, et reconnaître, à travers une action bien particulière : Déclic Addictions. "C’est quelque chose que nous avons lancé en novembre 2019. Notre volonté était de lever certains tabous en nous adressant directement aux professionnels du BTP, un secteur touché par la consommation de psychotropes, d’alcool, de drogues… Les chiffres montrent qu’aujourd’hui, une personne sur dix est addicte. Et ça a un impact énorme sur l’activité des entreprises, en plus d’être très néfaste pour la santé des salariés."

Une pédagogie vivante et active

Alors, pour aider les entreprises à lever le voile sur ces problèmes, la Fondation du BTP a imaginé une action en plusieurs modules et 100 % gratuite pour les structures de moins de 50 salariés basées en Rhône-Alpes et Saône-et-Loire. "Le but final est à chaque fois de donner des clés pour en parler."

Via une pédagogie vivante et active, elle s’adresse aux salariés, pour les aider à mettre des mots sur les addictions ; aux managers, pour leur permettre de reconnaître un comportement addictif ; et aux dirigeants désireurs de s’informer. "On aborde tout ça à travers des mises en situation et beaucoup de pédagogie", explique Clémence Mazereau. Une façon de briser la glace et de faire tomber quelques barrières. "On n’est pas toujours très bien reçus, c’est vrai. C’est difficile de se dévoiler devant quelqu’un que l’on connait ou pire, devant ses propres collègues."

Cette approche bienveillante a été récompensée par un prix spécial du jury lors du festival FimbACTE et qui a pu profiter à plusieurs centaines de professionnels du BTP de Rhône-Alpes et Saône-et-Loire en deux ans d’existence. "On a été un peu freiné par le Covid mais on aimerait relancer la dynamique et former 1 000 à 2 000 personnes par an. Même si on en est encore loin (NDLR : 700 actuellement) ça commence à prendre puisque désormais, ce sont souvent les entreprises qui nous contactent. La plupart du temps c’est parce qu’elles ont connu un drame et qu’elles ne veulent surtout par revivre ça. On aimerait qu’elles le fassent avant ça, mais c’est au moins un premier pas."

Pour humaniser un peu plus Déclic Addiction, la Fondation du BTP recherche actuellement un ou deux grands témoins prêts à témoigner de leur parcours.

Partager :
Abonnez-vous
  • Abonnement intégral papier + numérique

  • Nos suppléments et numéros spéciaux

  • Accès illimité à nos services

S'abonner
Journal du 23 juin 2022

Journal du23 juin 2022

Journal du 16 juin 2022

Journal du16 juin 2022

Journal du 09 juin 2022

Journal du09 juin 2022

Journal du 02 juin 2022

Journal du02 juin 2022

S'abonner
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?