AccueilRhôneLouis Montagne (Neoen) : "On aura besoin de 50 % d’énergie renouvelable d’ici à 2050…"

Louis Montagne (Neoen) : "On aura besoin de 50 % d’énergie renouvelable d’ici à 2050…"

La licorne des énergies renouvelables Neoen a ouvert un bureau à Lyon il y a cinq mois et nourrit de belles ambitions dans la région.
Louis Montagne (Neoen) : "On aura besoin de 50 % d’énergie renouvelable d’ici à 2050…"
L’ombrière de Corbas s’étend sur 12,5 ha (©Neoen)

Rhône Publié le ,

Neoen, présentée comme une licorne française des énergies renouvelables, a été créée en 2008 par l’homme d’affaires, Jacques Veyrat, fondateur d’Impala. Avec aujourd’hui 300 salariés dans le monde dont 200 en France, Neoen réalise en 2021 333 M€ de CA.

Si le retour sur investissement en matière de solaire photovoltaïque comme d’éolien atteint 10-15 ans, Neoen, introduite en bourse en 2018, est une entreprise profitable quasiment depuis le début.

Le bureau de Lyon a ouvert en septembre dernier, avec six personnes et des ambitions régionales, comme aux échelons national et international, d’un doublement de la capacité installée d’ici à 2025. L’international est un terrain de jeux très important pour Neoen, qui réalise près de la moitié du total de ses 5 gigawatts de capacité de production rien qu’en Australie, territoire doté de grands espaces sans commune mesure avec les pays européens.

A proportion de la topographie de notre pays, le potentiel français est loin d’être négligeable. Neoen, qui dispose de 5 autres implantations en régions, va rayonner depuis Lyon sur les régions Auvergne-Rhône-Alpes et Bourgogne Franche-Comté. La progression des entreprises du secteur est incontournable : "Le dernier rapport de RTE en 2021 fait état d’un besoin de minimum 50% d’électricité renouvelable à l’horizon 2050", précise le directeur développement régional Louis Montagne (Ndlr : La part des énergies renouvelables dans la consommation finale brute d’énergie en France s’élève à 19,1 % en 2020, source : ministère Transition écologique)...

Louis Montagne, directeur du développement régional de Neoen sous l’ombrière photovoltaïque de Corbas (©ES)

Il était logique que Neoen implante un bureau à Lyon après y avoir développé un important projet en 2018-2019, avec l’ombrière de Corbas (19M€ investis), sur le site du groupe de logistique automobile Charles André (GCA).

En 2019, Corbas était alors le plus grand site photovoltaïque de ce type en France, il couvre sur 12,5 ha le parking de 4500 véhicules en transit. Sa production atteint l’équivalent de la consommation annuelle de 8800 habitants (19500MWh) : "Notre métier consiste à accompagner les projets à partir de la conception jusqu’à l’exploitation, détaille Louis Montagne, en lien étroit avec les parties prenantes locales (collectivités, propriétaires de terrains, administrations). En phase exploitation, nous assurons la supervision technique des installations et la revente de l’électricité produite, le tout moyennant un loyer convenu avec le site d’accueil de nos installations."

D’autres projets se dessinent en Auvergne-Rhône-Alpes, notamment dans l’Allier, avec l’intercommunalité de Montluçon, et à Bourg-en-Bresse (Ainterexpo).

Le solaire photovoltaïque chez Neoen pèse environ 60% des capacités installées aux côtés des 30 % de l’éolien, et de 10 % pour le stockage : "Nous avons une forte volonté de développer le stockage, souligne Louis Montagne, c’est un enjeu majeur pour le déploiement de l’électricité renouvelable."

Un stockage qui s’effectue aujourd’hui sur batteries. Neoen ne développe pas de R&D sur le volet technologique des équipements mais bien sur le mode d’implantation : "Notre expertise s’applique sur le choix de la meilleure installation, du meilleur matériel au bon endroit, de la meilleure orientation et de la meilleure utilisation des technologies [...]. Nous travaillons notamment sur le développement de l’agrisolaire, qui consiste, en concertation avec les exploitants, les chambres d’agriculture et le tissu agricole local, à imaginer des centrales solaires sur des terres cultivables, ou sur des espaces de pâturage en veillant à maintenir une activité pérenne de culture ou d’élevage [...]."

Avec l’éolien, c’est plus délicat, ce mode de production d’ENR est controversé dans l’opinion : "Toutefois, notre travail d’études et de concertation dès l’initiation des projets, avec les élus, et les riverains porte ses fruits, et l’on s’aperçoit sur les sites que nous avons réalisés, que tout le monde s’en félicite, envisageant même parfois des projets d’extension…"

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