AccueilCAPEBEntreprise Noval Elec (Chambéry, 73) : « Un 40e anniversaire confiné ! »

Entreprise Noval Elec (Chambéry, 73) : « Un 40e anniversaire confiné ! »

La CAPEB part à la rencontre de ses adhérents pour savoir comment ils ont vécu cette période inédite. Laurence Creton, de l'entreprise Noval Elec, en Savoie, nous raconte.
Entreprise Noval Elec (Chambéry, 73) : « Un 40e anniversaire confiné ! »
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« En 40 ans d'existence, excepté pour les congés annuels, nous n'avions jamais fermé l'entreprise ! Alors, bien-sûr au départ, nous avons traversé une période de doutes. Cela nous semblait irréaliste… Et puis, l'interruption de quinze jours s'est prolongée et, au final, on a stoppé tous les chantiers pendant un mois sauf les urgences dépannage, dans les supermarchés notamment.

Dans l'entreprise, nous sommes d'un tempérament positif, on s'accroche… C'est le secret de notre longévité. On s'est organisé avec notre équipe. Les techniciens étaient en chômage technique, le personnel administratif et les dirigeants, en télétravail. Très rapidement, nous avons recherché les équipements nécessaires pour protéger nos salariés. C'était impératif, il était hors de question de reprendre le travail sans s'être au préalable assuré que notre équipe était protégée. Comme tout le monde, on a galéré pour s'approvisionner, en dépit de la bonne volonté de nos fournisseurs habituels. Au final, on a réussi grâce à la coopération d'entreprises locales. »

Une reprise d'activité concertée

« Pendant toute la période du confinement, nous sommes restés en contact avec tous nos salariés. A la sortie du guide de l'OPPBTP, dont la parution a été reportée plusieurs fois, nous nous sommes concertés et tous les salariés étaient d'accord pour reprendre le travail à partir du 20 avril. Deux jours plus tard, l'équipe était presque au complet.

Nous leur avons distribué les EPI et expliqué les bonnes pratiques. Nous avons également réaménagé leurs horaires, 30 heures au lieu des 35 heures hebdomadaires habituelles jusqu'au 18 mai, afin notamment qu'ils puissent rentrer manger chez eux. Aujourd'hui, tout le monde est revenu à 35 heures.

Pour nous, il était essentiel de reprendre au plus vite l'activité. Pas seulement pour l'entreprise, mais aussi pour apporter notre contribution à la relance de l'économie locale et à l'effort collectif. »

Sur les chantiers

« Au départ, nous avons dû un peu "batailler" avec certains maîtres d'œuvre pour récupérer les plannings détaillés afin d'éviter la coactivité, et faire en sorte d'obtenir un sanitaire et un point d'eau. Mais avec la majorité d'entre eux, nous partageons les mêmes préoccupations, à savoir comment organiser au mieux le chantier pour respecter les mesures sanitaires et protéger les équipes.

Pour les mois à venir, nous restons positifs. Nous allons faire une demande de PGE auprès de l'Etat pour financer notamment le mois d'inactivité qui va peser en juillet, mais globalement nous sommes relativement sereins. Notre principale crainte concerne les modalités d'attribution des marchés publics.

Nous voyons fleurir quelques pratiques de négociation des prix, orchestrées par certains donneurs d'ordre pour rechercher les prix les plus bas. Nous espérons que les pouvoirs publics seront vigilants sur cette question, afin de faire respecter la clause du mieux-disant dans les procédures d'appels d'offres. »

Le soutien de la CAPEB

« La CAPEB a été très présente, avant même le début du confinement. On s'est vraiment sentis accompagnés, soutenus, avec des informations claires et précises transmises au jour le jour. Toujours joignables, c'est un réconfort précieux pour tout dirigeant.

De plus, sur la question du mieux-disant dans les appels d'offres, nous savons que la CAPEB défend nos intérêts et porte notre voix auprès des élus locaux… C'est rassurant ! »

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