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Estacade à Trévoux : bientôt la fin des travaux

Ce vaste chantier, commencé en juin 2021, s'achèvera en mars 2022 sous réserve d'aléas climatiques.
Estacade à Trévoux : bientôt la fin des travaux
L.C.

Ain Publié le , L.C.

Dans le cadre de l'aménagement du chemin de halage, en bords de Saône, la Communauté de communes Dombes Saône Vallée (CCDVS) a engagé, en juin 2021, une étape importante de ce projet avec la réalisation d'une estacade sur les quais de Saône à Trévoux. Un projet qui va considérablement faire évoluer les bords de Saône, offrant un lieu de promenade et de détente que les gens pourront apprécier. Il devrait également favoriser la pratique du vélo au quotidien en continuité de la Voie bleue (véloroute V50).

18 km de chemin de halage à Trévoux

La CCDSV a donc lancé un vaste programme de travaux sur ses 18 km de chemin de halage. Il comprend la résorption de la discontinuité cyclable à Trévoux avec la réalisation de l'estacade sur environ 500 m. « La RD 933 occupe en effet l'ancien chemin de halage. Très fréquentée avec plus de 13 600 véhicules par jour, elle constituait un secteur très dangereux pour les piétons et les vélos », explique la communauté de communes.

Un passage destiné uniquement aux modes doux"

"La CCDSV a fait le choix de créer un encorbellement sur la Saône pour pouvoir aménager une piste cyclable et une passerelle piétonne qui permettent ainsi de rejoindre le chemin de halage de part et d'autre et de rejoindre Lyon d'un côté et aller jusqu'au Luxembourg de l'autre", a précisé Yannick Faure, directeur des services techniques de la CCDSV, lors d'une récente visite de chantier où étaient conviés les riverains et les habitants pour prendre connaissance de cet ouvrage qui sera prochainement livré.

"Cette estacade part au niveau de la passerelle de Trévoux et rejoint le pont Charles de Gaulle. Il s'agit d'un passage destiné uniquement aux modes doux avec une partie pour les piétons et une autre réservée aux vélos."

L'estacade est fondée sur des micropieux qui descendent environ à dix mètres de profondeur en moyenne. "On en totalise 175 sur l'ensemble de l'ouvrage", a indiqué Yannick Faure. L'un des objectifs, également, de cette opération est d'inciter les habitants à se déplacer durablement en créant une connexion vélo avec la future gare du Bus à haut niveau de services qui desservira Trévoux pour aller à Lyon Part-Dieu à partir de 2025.

Marc Péchoux, président de la CCDSV, souligne le fait que "la traversée de Trévoux sur le chemin de halage constituait un vrai point noir. Avec les travaux engagés, on fait sauter ce point noir et cela va permettre à tout le monde de traverser Trévoux en toute sécurité, et je pense que cela va attirer plus de monde". La route départementale ne sera pas déviée. La circulation se fera dans les deux sens.

Béton squamé et sablé pour les bandes cyclables

Pour Florimond Gauvin, architecte et paysagiste, gérant de l'agence BigBangOffice à Lyon (elle fait partie de l'équipe de maîtrise d'œuvre qui a conçu cet ouvrage), au-delà d'un projet de paysage, il s'agit d'un vrai projet d'utilité publique : "Il redonne sens à ce qui était historiquement le chemin de halage qui, aujourd'hui, est occupé par les voitures. On va restituer au bord de la Saône un usage mode doux (piéton et cycles)."

"Cela nous tient à cœur, car nous faisons beaucoup de projets d'aménagement d'espaces publics. L'autre dimension est que ce sera accessible à tous. Nous avons essayé au maximum de restituer à travers la matérialité, un ouvrage très en lien avec le paysage et d'utiliser des ressources locales et régionales."

Le matériau utilisé pour les bandes cyclables est un béton squamé et sablé. "Il est composé des agrégats provenant de la Saône, il s'agit de cailloux roulés de la Saône qui sont amalgamés dans ce béton et font ce revêtement", détaille Florimond Gauvin.

Du bois de chêne pour les bancs

C'est donc très en lien avec le paysage, car les cailloux sont issus de la Saône. Le bois de chêne est utilisé pour les bancs qui sont installés tout au long de l'estacade. "Il n'est pas traité, au fil du temps, il va griser. C'est un matériau vivant."

Enfin, et selon l'architecte, au-delà de faire un lien longitudinal, "l'estacade permet aussi, et en se positionnant au-dessus de la Saône, d'avoir du recul pour observer la Ville et son patrimoine. Il s'agit d'une vraie valeur ajoutée". Les travaux devraient s'achever en mars.

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