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Étanchéité, Askol joint tous les bouts de la chaîne

Basé à Meyzieu, le groupe spécialiste des solutions d'étanchéité ouvre son capital et déploie un nouveau projet industriel pour mieux cerner les attentes de ses clients.
Étanchéité, Askol joint tous les bouts de la chaîne
Charlotte Robert - Jean-Jacques Vignon

Rhône Publié le ,

Le groupe Askol est soutenu par un nouveau partenaire, le FRI (Fonds régional d’investissement), qui vient de procéder à une augmentation de son capital à hauteur de 900 000 €. L’opération confirme la nouvelle stratégie de l’entreprise, initiée depuis plusieurs mois, qui vise une optimisation de la production et des services. « La structuration que l’on est en train de mettre en place doit nous aider à gagner en lisibilité, en interne mais aussi vis-à-vis des clients », explique le fondateur et président du comité de surveillance Jean-Jacques Vignon.
En 1994, ce juriste de formation achète une première affaire à Sofacom pour la somme de 4 millions de francs. Au fil des ans, par le biais de sa holding Askol, il lui adjoint une dizaine de petites unités sur l’ensemble de l’Hexagone. « Il fallait rationaliser tout ceci sur des points d’ancrage, pour structurer par capacités de production. Aujourd’hui, Lyon est le réceptacle de l’usinage et l’usinage caoutchouc, Marseille celui de l’extrusion et du calandrage, quand Grenoble centralise le défonçage et le pliage. »
Sur la base de ce nouveau projet industriel, les structures et établissements du groupe Askol (Brisard, Cetec et ADE) œuvrent désormais de manière intégrée, assurant un rôle de production, mais aussi de proximité. « Quand un client voit sa chaîne de production interrompue à cause d’une pièce défectueuse, chaque minute compte, poursuit Jean-Jacques Vignon. S’il manque un joint de coffrage sur un chantier, on se doit d’être présent en temps et en heure ».
Askol travaille sur l’ensemble de l’industrie, ce qui lui permet d’exercer son activité dans tous les secteurs d’activités. « Notre méthode de fabrication passera par quatre principaux outils : de l’extrusion, du moulage par injection plastique et caoutchouc, de l’usinage et de la découpe manuelle avec presses. Quand on maîtrise ces quatre façons de produire, on peut tout faire : de l’agroalimentaire, de la chimie fine, du bâtiment… La forme du joint sera la même de partout, ce sont les matériaux qui varient en fonction des secteurs. » Côté BTP, le groupe a notamment fourni l’ensemble des joints de coffrage du viaduc de Millau ou encore du Parc OL. « Cette activité ne représente que 10 % du chiffre d’affaires, mais nos clients s’appellent Bouygues et Eiffage : c’est du solide. » Grâce notamment au rachat de l’entreprise grenobloise Delire fin 2016, Askol ambitionne désormais d’atteindre les 20 M€ de recettes en 2020.

Charlotte Robert

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