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Eybens : inquiétudes chez les bailleurs sociaux de l'Isère

Vendredi 23 novembre, ils ont échangé avec les élus locaux et les parlementaires sur la loi de Finances et la RLS.
Eybens : inquiétudes chez les bailleurs sociaux de l'Isère
© JBA - De gauche à droite : Stéphane Duport-Rosand, Patricia Dudonné, Isabelle Rueff et Didier Monot

Isère Publié le ,

« Au niveau de la baisse des ressources, nous sommes très proches de ce que l'on craignait ». Didier Monot, président de l'Association des bailleurs sociaux de l'Isère (Absise) et directeur général de Pluralis, a évoqué la loi de Finances 2018, le PLF 2019 et la baisse des APL. Le constat est clair : les bailleurs sont en souffrance, tout comme ils l'avaient prédit l'an dernier. Aux côtés de Laurent Ghekière, directeur de l'USH et porte-parole du mouvement HLM, des élus comme Éric Piolle, maire et président d'Actis, et Christophe Ferrari ont pu intervenir lors de différentes tables rondes. Le DG d'Actis, Stéphane Duport-Rosand, constate : « Avec la RLS, nous avons perdu un mois de chiffre d'affaires. Les collectivités comprennent notre problème, mais leurs attentes sont toujours aussi pressantes ».

Parmi les propositions du gouvernement pour compenser les baisses de recettes ? Vendre beaucoup plus de logements. À la SDH, la directrice Patricia Dudonné analyse : « Cela va être compliqué d'augmenter notre volume. On nous propose de vendre 1 % de notre patrimoine par an. Or la SDH, en pointe dans ce domaine, vend 60 à 80 appartements par an. Il nous faudrait en vendre 180… On voit que cela n'est pas possible du jour au lendemain ».

Logiquement, avec moins de ressources, les postes de dépenses des bailleurs vont être amputés. Pour Isabelle Rueff, qui gère l'Opac 38, l'entretien des logements va forcément en pâtir. « Le premier poste de dépense des bailleurs, ce sont nos annuités d'emprunts, et on a peu de marges de manœuvre sur point ». Et la directrice de regretter « que les relations avec les locataires soit délétères. Il y a une agressivité qui augmente. Et surtout, l'état général du patrimoine va se dégrader ».

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