AccueilActualitésFédération compagnonnique / Une tradition de l’excellence

Fédération compagnonnique / Une tradition de l’excellence

Devenir compagnon du Tour de France, c’est davantage qu’une formation, « c’est un mode de vie atypique et un engagement choisis pour plusieurs années ».
DR : Fabien Martin, directeur de la fédération compagnonnique du Rhône
DR : Fabien Martin, directeur de la fédération compagnonnique du Rhône

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Quel que soit le métier, du carreleur-mosaïste au charpentier les compagnons ont eux-mêmes déjà une base de formation, sous la forme d’un premier diplôme (Cap minimum), avant de s’engager dans leur tour de France, pendant une durée de cinq à six ans :

« Être compagnon, c’est faire le choix de changer de ville une à deux fois par an et de s’intégrer dans une nouvelle entreprise en tant que salarié, puis simultanément suivre des cours en soirée pour perfectionner ses techniques de métier, ajoute Fabien Martin ».

En fin de parcours le compagnon doit effectuer le fameux « chef d’œuvre » qui marquera le point d’orgue de la formation : « Parfois le compagnon se fixe dans l’une des villes qu’il a visitée parce qu’il y a rencontré le patron avec lequel il s’entend bien, avec lequel il va travailler plusieurs années, ou par choix de vie personnel […]. » explique Fabien Martin, directeur de la Fédération compagnonnique du Rhône, lui-même ancien compagnon.

Le tour de France ne s’arrête pas sur ce titre de compagnon : l’itinérant continue quelques temps son voyage, prenant à son tour des responsabilités dans l’encadrement des plus jeunes, en étant par exemple « rouleur » ou « rôleur », jeune compagnon organisant et distribuant les embauches, « ambassadeur » des itinérants auprès des sédentaires.

Lorsqu’il se sédentarise à l’issue de son tour, le compagnon est un homme accompli, reconnu et conscient de son rôle au sein de la société contemporaine.

Aventure humaine hors du commun, le Tour de France des Compagnons permet d’obtenir des diplômes de niveau 3 à 6 (Cap à Licence). L’hébergement a lieu dans les foyers des Compagnons, disséminés sur l’ensemble du territoire.

« Le compagnonnage, réseau de transmission des savoirs et des identités par le métier » a été inscrit en novembre 2010 par le comité intergouvernemental de l'UNESCO sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. L’association des Compagnons du Tour de France et du Devoir a été fondée en 1941.

Un savoir-faire pédagogique

Mais les légendes au sujet des compagnonnages remonteraient au huitième siècle avant Jésus-Christ. Au Moyen-Âge, les compagnons sont des ouvriers qui œuvrent à la construction des cathédrales dans des confréries de métiers à buts spirituel, fraternel, et charitable. On y retrouve des apprentis, des compagnons et des maîtres.

Les fédérations compagnonniques dont celle du Rhône ont développé au fil des décennies un savoir-faire pédagogique hors pairs, et forment de nombreux apprentis au-delà des compagnons eux-mêmes qui sont de passage. Le centre de la rue Feuillat (Lyon 3è) compte 360 apprentis au total.

Du Cap au BTS, les formations se déroulent en contrat de professionnalisation, en formation continue ou en contrat d’apprentissage, qu’ils s’agissent des travaux publics (canalisateur, VRD…), du gros œuvre, second œuvre, bureau d’études etc.

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