AccueilActualitésFlorence Poivey, Worldskills France : "Faire de l’apprentissage une voie d’excellence"

Florence Poivey, Worldskills France : "Faire de l’apprentissage une voie d’excellence"

Nommée présidente de l’association Worldskills France en mai, Florence Poivey entend faire des finales mondiales, programmées en septembre 2024 à Lyon, un rendez-vous de l’excellence.
Florence Poivey a été élue présidente de Worldksills France en mai.
Marine-Agathe Gonard - Florence Poivey a été élue présidente de Worldksills France en mai.

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Comment votre arrivée à la tête de Worldskills France s’est-elle faite ?

J’ai, depuis longtemps, une affection particulière pour cet évènement et ce mouvement. Et, lorsque la France a été désignée pour accueillir les finales mondiales, je m’étais déjà proposée pour apporter ma pierre à l’édifice. J’avais même rejoint le comité d’organisation de 2024.

"Des tensions sont arrivées entre Armel Le Compagnon et Michel Guisembert"

Ensuite, des tensions sont arrivées entre Armel Le Compagnon et Michel Guisembert (NDLR : respectivement ex-président de Worldskills France et ex-président du comité d’organisation). Ce qui a abouti à la vacance du poste de président. Là, certains se sont souvenus que le sujet de la formation professionnelle avait toujours été dans mon ADN et m’ont proposé de prendre la suite. Après une petite hésitation, j’ai accepté, avec un objectif en tête, faire société ensemble et créer une force de transmission autour des jeunes.

@Marine-Agathe Gonard

Votre histoire d’amour avec les Worldskills est, elle, plus ancienne…

Exactement. J’ai eu la chance de découvrir les Worldskills lorsque j’étais présidente de la commission formation du Medef, en 2015. J’ai tout de suite trouvé ça étonnant. J’ai été frappée par la passion et l’engagement de ces jeunes. Et par la force du bénévolat autour de la transmission des métiers.

"Les larmes aux yeux lors des finales Worldskills de Sao Paulo"

J’ai, ensuite, rejoint le conseil d’administration de l’association, ce qui m’a amenée à assister aux finales mondiales de Sao Paulo. Et là, ça a été un nouvel éblouissement. J’ai même eu les larmes aux yeux lors de la cérémonie de clôture, pendant le passage de l’équipe de France. Ensuite, avec le recul, j’ai aussi pu me rendre compte à quel point les Worldskills pouvaient représenter un benchmark pour l’apprentissage.

"Faire passer Worldskills d’une taille et d’une culture de TPE à une taille et une culture d’ETI"

Vous démarrez donc un mandat de quatre ans à la tête de l’organisation. Quelle feuille de route avez-vous mis en place ?

L’agenda est déjà très chargé puisque, du 19 au 22 octobre, nous recevrons, à Bordeaux, six finales mondiales, pour pallier au désistement de Shangaï (NDLR : la mégalopole chinoise n’a pas souhaité organiser les finales mondiales 2022 pour cause de risque épidémique). Ça va être une façon pour nous de nous jauger pour 2024. Ensuite, en mars 2023, nous allons organiser la finale mondiale des Abilympics, les finales des compétitions métiers pour les porteurs de handicap, à Metz. Il y aura ensuite les finales nationales en septembre 2023, à Lyon, notre dernier galop d’essai avant 2024.

@Marine-Agathe Gonard

Pour Lyon 2024 justement, comment faire pour que l’évènement soit une réussite ?

Notre objectif actuel est de restructurer l’équipe d’organisation pour qu’elle soit composée d’ultra professionnels. C’est d’ailleurs pour cela que Max Roche, ancien numéro 2 d’Eiffage, a été désigné comme nouveau président du comité 2024. J’aimerais que l’on fasse passer Worldskills d’une taille et d’une culture de TPE à une taille et une culture d’ETI.

"Mettre l'écologie au coeur des épreuves Worldskills"

Nous allons donc renforcer les équipes basées ici, à Lyon (NDLR : une trentaine de personnes actuellement), pour qu’au final, la force d’excellence de ces Worldskills 2024 soit mise au service de tous les CFA, tous les apprentis, toutes les entreprises… Mais nous devons aussi faire en sorte que cet évènement devienne irréprochable au niveau environnemental.

C’est pour cela que nous avons créé une vice-présidence environnement et hybridation, un poste qui sera occupé par Audrey Bourolleau, ancienne conseillère agriculture de l’Elysée. On ne veut pas se retrouver dans la même situation qu’Agro ou HEC, avec des jeunes qui nous reprochent de fabriquer des générations de pollueurs. Pour ça, nous mettrons l’écologie au cœur de toutes les épreuves. Ça bousculera un peu les choses mais c’est indispensable.

La suite de l'entretien dans notre édition du 22 septembre

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