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Former pour recruter : le BTP face au défi de la pénurie de bras

Avec des carnets de commandes pleins et un dynamisme retrouvé en 2021, le secteur a repris sa marche en avant et s’est même montré prêt à relever de nouveaux défis environnementaux. Encore faudrait-il qu’il arrive à recruter…
Former pour recruter : le BTP face au défi de la pénurie de bras
IFBTP

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En fin d’année dernière, l’heure était plutôt aux sourires chez les principaux pourvoyeurs de talents du secteur. La raison ? Des effectifs en hausse pour la deuxième année consécutive, preuve d’un dynamisme qui ne faiblit pas côté formation.

"En 2021, on notait d’ailleurs une forte progression au niveau de l’apprentissage dans les BTP CFA, chez les Compagnons du Tour de France ou dans les MFR, avec des effectifs qui augmentent de 9 et 15 %", explique Christelle Rozier, présidente de la commission emploi-formation au sein de la Capeb Aura.

Un déxélage entre les inscriptions et un besoin de main d'oeuvre historique

De quoi combler les besoins de main d’œuvre qui tiraillent le secteur depuis des années ? Pas vraiment, à en croire bon nombre de chefs d’entreprise, confrontés à une vraie pénurie. "On a du travail mais on ne sait pas si on va pouvoir répondre à toutes les demandes, expliquait l’un d’eux. Il nous manque des bras. Sans main d’œuvre, on va devoir dire non à certains chantiers."

C’est d’ailleurs tout le dilemme du BTP en ce moment : les formations semblent attirer du monde mais pas suffisamment pour combler les besoins sur le terrain. "Aujourd’hui, il y a un décalage entre la progression des inscriptions dans les différentes filières, qui est régulière, et le besoin de main d’œuvre, qui est, lui, historique, abonde Eric Doublier, président de la commission formation à la Fédération BTP Rhône et Métropole. Donc l’effet de rattrapage n’est pas comblé."

Pour Bertrand Moulin, directeur de l’IFBTP, qui, chaque année accueille 2 000 personnes en formation initiale, continue et règlementaire-métiers, si le déficit de main d’œuvre opérationnelle existe bel et bien, il n’est pas propre à la filière BTP. "Dans l’industrie c’est la même chose, affirme le responsable de l’établissement. Les effectifs vieillissent, certains partent en retraite et avec eux, ce sont des compétences qui s’en vont."

La Capeb fait, elle aussi, le constat d’une pyramide des âges vieillissante. "Surtout pour certaines professions comme maçon, métallier et peintre, indique Christelle Rozier. Là, les besoins sont assez urgents."

De façon générale, selon les données de la dernière enquête en besoin de main d’œuvre, en 2021, il y avait, en Auvergne-Rhône-Alpes, 26 520 projets de recrutement, dont 70 % évalués comme difficiles. Des chiffres révélateurs d’une certaine tension pour le secteur.

L'intégralité de notre cahier spécial formation est à retrouver dans le journal papier de la semaine.

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