AccueilActualités"France Relance" : le "bien mais…" de la FFB et de la Capeb

"France Relance" : le "bien mais…" de la FFB et de la Capeb

Sur les 100 milliards d'euros du plan de relance dévoilé par le Gouvernement, 7 milliards seront consacrés à la rénovation énergétique des bâtiments existants. Ce qui ne satisfait pas pleinement les organisations patronales du secteur.
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Trois motifs de satisfaction sont relevés par la FFB dans le plan de relance du Gouvernement : "l'ouverture confirmée de MaPrimeRénov' à l'ensemble des ménages, aux bailleurs privés et aux copropriété, le soutien massif aux bâtiments publics, notamment d'enseignement, hospitaliers et les Ehpad, les aides à la rénovation énergétique des bâtiments des PME, TPE et indépendants, bien que pour un montant assez faible (200 milliards d'euros sur deux ans".

La Capeb salue quant à elle particulièrement "la hausse du budget concernant le dispositif MaPrimeRenov' de 2 M€ sur la période 2021-2022", mais estime que le compte n'y est pour les entreprises artisanales du secteur : "Si ces mesures sont nécessaires, elles ne sont pas suffisantes pour répondre de manière efficace à une relance pérenne de l'activité de l'artisanat du bâtiment."

"Rendre les dispositifs plus lisibles et plus stables"

Et son président Jean-Christophe Repon de synthétiser les propositions de la Confédération : "Pour atteindre cet objectif ambitieux de logements rénovés, il faudra également réunir plusieurs conditions, notamment simplifier le dispositif RGE [label Reconnu garant de l'environnement, NDLR], fluidifier le dispositif des CEE [Certificats d'économie d'énergie, NDLR], accompagner les entreprises et informer les clients. Ce que nous demandons au Gouvernement, c'est de fluidifier ces dispositifs, de les rendre plus lisibles et plus stables."

"D'autre part, en ce qui concerne les bâtiments publics et logements sociaux, pour lesquels des mesures importantes sont également prévues, nous rappelons que nous sommes attachés à ce que les entreprises artisanales puissent réaliser une part significative de ces futurs marchés, ce qui passe par davantage de recours à l'allotissement et plus de simplification des cahiers des charges", poursuit-il.

"Il faut soutenir le logement neuf"

Pour sa part, la FFB "déplore l'absence inquiétante de mesures fortes en soutien au logement neuf. Sur ce segment, le décrochage, amorcé dès le début 2020 sous l'effet des recommandations du Haut Conseil de stabilité financière, ne cesse de s'accélérer. L'accompagnement à la réhabilitation des friches, pour important qu'il soit (650 M€ sur deux ans), ne permettra pas la relance à court terme de l'accession sociale et de l'investissement locatif. Il y a là de nombreux emplois en jeu".

Par la voix de son président Olivier Salleron, la Fédération "réitère sa demande d'un soutien fort et immédiat à la construction de logements, qui manque encore dans "France relance". Cela passe notamment par un retour au PTZ à 40 % pour toutes les zones et par une prolongation du Pinel au-delà de 2021. Construire des logements pour tous permet aussi de préserver l'emploi dans un secteur qui a toujours accueilli et formé les bâtisseurs du quotidien".

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