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Frédéric Sargos : « Tous les acteurs ont joué leur rôle »

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Frédéric Sargos : « Tous les acteurs ont joué leur rôle »
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Le co-dirigeant de ACE Maintenance et CVC Evolution (Limonest, Rhône) partage son expérience des trois derniers mois et les solutions mises en place pour redémarrer l'activité en toute sécurité.

Que s'est-il passé à l'annonce du confinement ?

Tout s'est figé avec la fermeture des chantiers. Les collaborateurs des services administratifs ont pu continuer à exercer avec le télétravail, mais le personnel de terrain n'était plus en activité. Nous avons juste maintenu des interventions d'urgence pour des dépannages. Pendant cette période, nous sommes restés en contact avec nos collaborateurs, car c'était important de maintenir le fil de la communication.

Quand avez-vous pu reprendre l'activité et dans quelles conditions ?

Nous avons redémarré progressivement autour du 20 avril. Notre priorité était de ne faire prendre aucun risque à nos salariés. Grâce au soutien généreux des pouvoirs publics avec la mise en place du chômage partiel, nous avons pu prendre le temps de faire les choses. Si, aujourd'hui, les équipements se trouvent sans trop de difficultés, au moment du redémarrage c'était plus compliqué. La fédération BTP Rhône et Métropole a bien joué son rôle en indiquant les entreprises qui permettaient de s'approvisionner. Et je tiens à remercier Les Tissages de Charlieu, qui ont pu nous fournir rapidement des masques.

Comment vous êtes-vous informé sur les mesures sanitaires ?

La fédération a fait un gros travail pour recenser, compiler et classer les informations, et l'OPPBTP a édité un guide de préconisations de sécurité sanitaire. Nous avons ainsi pu construire notre propre check-list avec 80 points à contrôler pour garantir une reprise dans de bonnes conditions sanitaires et économiques. Chaque chargé d'affaires contrôle chaque chantier avec une fiche. Les points que nous avons ajoutés portent sur la gestion des éventuelles dégradations sur le chantier, l'autorité du maître d'œuvre en cas de manquement aux règles de sécurité, le recensement des techniciens volontaires par compétences et habilitations pour assurer le redémarrage…

Comment avez-vous rassuré vos salariés et vos clients ?

Nous avons montré à nos collaborateurs que leur santé et leur sécurité étaient notre priorité. Dans leur majorité, nos salariés avaient envie de reprendre, mais avaient besoin de savoir comment limiter les risques. Avant le confinement, nous avions déjà communiqué sur les gestes barrières. Nous sommes allés plus loin en dispensant une formation individuelle à chaque collaborateur pour montrer les gestes à faire, les gestes à risque, les équipements à disposition… Côté clients, certains ont pu nous refuser l'accès, d'autres nous incitaient à revenir trop vite. Nous avons donc instauré un protocole d'intervention et, avant notre passage, nous envoyions un questionnaire en nous appuyant sur le document édité par l'OPPBTP.

Quels sont les impacts liés au Covid-19 ?

Il y a un surcoût direct lié aux équipements de sécurité et au temps de réalisation des prestations. Si la durée du travail en lui-même est similaire, le temps de mise en œuvre et de phasage a été rallongé. Et il y a aussi un surcoût indirect du travail à domicile. Il est important de dire que, globalement, tous les acteurs ont joué leur rôle et se sont adaptés : Etat, fédération, banques, fournisseurs, clients. Nous n'avons pas eu d'impayés et avons obtenu un prêt garanti par l'Etat (PGE). Une mesure que nous avons prise par précaution.

Qu'est-ce qui pourrait sortir de positif de cette crise ?

Cette crise a remis en avant l'aspect sanitaire, négligé dans nos métiers. Ça va permettre de renforcer le rôle du coordinateur sécurité et protection de la santé. Nos salariés pourront bénéficier de meilleures conditions sur les chantiers (douches, sanitaires, etc.) et leur place sera mieux valorisée. Une façon peut-être d'attirer plus facilement de nouveaux profils. L'avenir reste toutefois incertain sur les investissements, le report d'opérations de rénovation, la disparition de certains marchés. Il y a un risque de voir nos marges, déjà faibles, se réduire encore.

ACE Maintenance est spécialisée dans la maintenance et la réparation des équipements CVC (chauffage, climatisation et ventilation), tandis que CVC Evolution intervient pour des travaux de plomberie, chauffage et climatisation. Les deux entreprises, basées à Limonest, emploient une trentaine de collaborateurs et réalisent 4 M€ de chiffre d'affaires.




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