AccueilIsèreGuerre Russie-Ukraine : l'inquiétude grandit à la FBTP de l'Isère

Guerre Russie-Ukraine : l'inquiétude grandit à la FBTP de l'Isère

Dans un contexte déjà tendu depuis un an et demi, la hausse des coûts qu'entraîne la guerre en Ukraine fait craindre le pire à Bertrand Converso, président de BTP Isère.
Guerre Russie-Ukraine : l'inquiétude grandit à la FBTP de l'Isère
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Isère Publié le ,

Depuis le 24 février et le début de l'invasion russe en Ukraine, les sollicitations des adhérent ne s'arrètent pas à la fédération du BTP iséroise. "C’est quotidien, confirme Bertrand Converso, nouveau président de la structure. La guerre a des répercussions sur l’activité du BTP de notre département. Nos métiers sont très consommateurs d’énergie, d’abord pour réaliser nos chantiers, mais aussi parce que les industriels répercutent systématiquement les hausses du coût de l’énergie sur les matières qu’ils nous vendent."

Bertrand Converso.

"Les hausses se voient d'un jour à l'autre"

Elu en janvier président de la Fédération iséroise, Bertrand Converso rappelle que la quasi omniprésence des moteurs thermiques dans les engins de construction, ou du gaz pour certains autres. "Ces deux énergies ont subi une inflation extraordinaire depuis 15 jours. Les hausses se voient d’un jour à l’autre. Le coût de l’énergie peut aller jusqu’à 20 % ou 25 % du prix de production. Certains adhérents ont fait le calcul : lundi dernier, ils observaient une incidence de plus d’1,5 € par heure et par salarié."

Pour la FBTP, la question de la rentabilité est primordiale

Un constat fait en pleine flambée des prix des matières premières, qui pourraient s’aggraver alors qu’on annonce aussi des pénuries de matériaux. "Il y a une non cotation de la part de nos fournisseurs du prix des matériaux. Comment voulez-vous qu’un chef d’entreprise chiffre au bon prix une opération, sans connaître la part de l’achat de fourniture ?"

Dans ce contexte, la Fédération du BTP de l'Isère avoue se trouver un peu démunie. "La question, c’est celle de la rentabilité. Aujourd’hui, beaucoup de nos adhérents n’estiment pas opportuns de se lancer dans des renégociations – ils ne peuvent tout simplement plus s’engager, et nous pourrions arriver à des blocages de chantiers quand les entreprises devront revenir sur leurs offres. Un carnet de commandes avec huit mois de visibilité, c’est devenu aujourd’hui un ‘caillou dans la chaussure’. Ce qui était rassurant il y a quelques semaines, devient inquiétant".

Un gel des prix de l'énergie demandé

Des requêtes ont été portées au niveau national pour soutenir les entreprises et l’ensemble du secteur de la construction et des travaux publics. A commencer par une mesure transitoire de baisse tu taux de TVA sur les carburants. La fédération porte aussi une demande de gel des prix de l’énergie et des carburants. "Cette mesure avait déjà été prise durant la guerre du golfe en 1991".

Sont aussi revendiquées, la prise en compte systématique des demandes d’indemnisations dans les marchés publics, et la non application des pénalités de retard. Enfin, la mise en œuvre d’une théorie de l’imprévision, tant dans les marchés publics que privés.

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