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Guillaume Segond et Claude Guyon, les architectes lyonnais du bout du monde

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Guillaume Segond et Claude Guyon, les architectes lyonnais du bout du monde

L'agence d'architecture Segond-Guyon mène de nombreux projets en Asie et en Afrique, qui lui ont permis de développer des compétences particulières. Un savoir-faire que les deux architectes associés veulent mettre à profit en région lyonnaise.

Les références de l'agence lyonnaise Segond-Guyon architectes se situent en Egypte, au Nigéria, en Indonésie, au Congo, en Australie… Mais c'est pourtant bien à Lyon que l'agence a été créée en 2004 et dispose de bureaux dans le 7e arrondissement ! Ces projets à l'international s'expliquent en partie par le parcours de Guillaume Segond : « En fin d'études d'architecture, j'ai fait un stage de longue durée en Inde, puis des missions de coopération pour le ministère des Affaires étrangères », partage-t-il. Une expérience et un réseau qui ont naturellement amené l'agence à concourir pour des projets lancés par les instances de représentations françaises à l'étranger. D'autant plus qu'à l'époque, la crise frappe de plein fouet la France et fait chuter le nombre de projets.

En quinze ans, les deux architectes ont ainsi travaillé dans... vingt pays ! « Lors de ces compétitions à l'étranger, nous sommes souvent "le Petit Poucet" face à des agences de renommée internationale », confie Claude Guyon, qui ajoute que l'agence compte huit collaborateurs et enregistre près de 700 000 € de chiffre d'affaires, en croissance continue depuis six ans. Cette activité à l'export nécessite des qualités particulières. Les architectes sont souvent confrontés à des spécificités climatiques marquées, à des matériaux différents, ou encore à des niveaux de compétences variables qui rendent les chantiers complexes et longs. « Nous pouvons connaître trois ambassadeurs et cinq proviseurs sur la durée d'un chantier », sourit Claude Guyon. En cette année anniversaire, quatre réalisations exceptionnelles ont été livrées aux Émirats Arabes Unis, au Ghana, au Togo et en Mauritanie.

Le projet à Abu Dhabi concernait l'extension du lycée Louis Massignon avec 4 000 m2 supplémentaires pour l'école maternelle et l'école primaire. « La question climatique est essentielle dans ce pays et nous avons choisi de couvrir le site d'une grande ombrière de 3 000 m2. Cette canopée en acier crée une oasis intérieure et sert de brise-vue. Le bâtiment se déploie horizontalement pour se démarquer dans un urbanisme de tours », analyse Guillaume Segond. À Accra, l'immeuble tertiaire dédié aux activités de l'ambassade de France a été construit dans l'alignement de la résidence pour préserver le parc. « Les débords de toiture assurent une protection solaire efficace et permettent de cheminer soit à l'ombre, soit à l'abri de la pluie », détaille Claude Guyon. Pour le Palais de Lomé, le béton de sable plutôt que le béton armé a été utilisé pour affronter la corrosion due à la proximité de l'océan. Il a également fallu travailler avec de petites entreprises locales pas toujours bien structurées. À Nouakchott, l'agrandissement du lycée Théodore Monod a, là aussi, fait la part belle aux techniques et matériaux usuels de Mauritanie. Les soubassements des murs ont été habillés de pierres de la région d'Atar et les toitures sont en partie recouvertes de coquillages, dont la blancheur réverbère le soleil.

Si l'agence entend continuer à se positionner sur des projets à l'international, les deux associés souhaitent se développer davantage en France. « Nous avons déposé 90 candidatures cette année, dont 80 % pour des projets dans l'Hexagone, en ciblant des projets de groupes scolaires, d'équipements sportifs ou culturels, de bâtiments tertiaires », fait savoir Claude Guyon.

Deux nouveaux projets à Sydney et au Caire

Segond-Guyon Architectes vient de remporter l'extension d'environ 3 000 m2 du lycée français de Sydney, en Australie, et la construction de la plus grande bibliothèque archéologique au Caire, en Egypte. Le bâtiment à construire pour l'Institut français d'archéologie orientale (IFAO) représente une surface d'un peu plus de 2 000 m2, où seront entreposés quelque 100 000 ouvrages. La future bibliothèque s'étend dans la longueur et de grandes baies vitrées ouvrent sur le palais Mounira, afin de mettre en valeur l'édifice et le laisser visible depuis la rue.




Séverine RENARD
Journaliste

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