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Immobilier : les notaires isérois sont optimistes

Des taux d'intérêt historiquement bas, un dispositif Pinel qui fonctionne à plein régime, un PTZ remanié... Autant de facteurs qui ont contribué à la hausse des transactions en 2016.
Immobilier : les notaires isérois sont optimistes
En quelques années, Grenoble est passé du statut de 4e ville la plus chère de France à la 16e place

Isère Publié le ,

L’Isère n’échappe pas à la règle. En attestent les chiffres présentés lors du 20e Observatoire de l’immobilier des notaires de l’Isère. Des résultats qui confirment la reprise des transactions, débutée en 2015 avec quelques disparités selon les territoires. « En 20 ans, le marché immobilier a fortement évolué avec une hausse importante des prix entre 1998 et 2008 pour ensuite relativement stagner, note Me Jacques Espié, président de la Chambre. 2016 confirme la reprise amorcée en 2015, boostée par des taux d’intérêts bas, un prêt à taux zéro remanié et le dispositif Pinel. Nous assistons à un net retour des primo-accédants, en particulier des jeunes mais aussi des investisseurs. »
Avec une progression de 7,5 % des ventes, le marché immobilier de l’Isère se porte bien. « C’est une excellente année. La hausse des volumes prouve que le marché est sain et sélectif », explique Me Gabriel Nallet. Les taux d’intérêt bas et l’épargne mal récompensée incitent les personnes à investir dans la pierre, valeur refuge historique. « Nous assistons à un nouveau phénomène. Les jeunes ménages ne réduisent pas leur budget, mais achètent plus grand. »

Grésivaudan et Nord Isère se partagent le résidentiel

Grenoble est passée, en quelques années, de la 4e ville la plus chère de France au 16e rang, loin derrière Bordeaux, Toulouse et Lyon. Les prix baissent globalement de 2,3 % sur la ville. Certains quartiers font de la résistance comme Berriat, où les prix rebondissent après des années de baisse, tandis que la Capuche, les Alpins ou encore les Eaux Claires perdent de leurs attraits. « Ce sont des secteurs où il existe de nombreux plans courants des années 1960. Il y a une déqualification de ce type d’habitat, qui peine à trouver preneur, et un réel enjeu de requalification », confie Me Gabriel Nallet. D’autant que les primo-accédants contribuent à faire baisser les prix. « L’inflation progresse lentement, les prix baissent, mais ce n’est pas toujours visible pour les locataires, qui voient leurs charges et la taxe foncière augmenter ». D’où des inquiétudes.
Quant au Grésivaudan, c’est aujourd’hui le territoire le plus cher de l’Isère après l’Oisans. Ce dernier se compose essentiellement de logements résidentiels, où studios et deux pièces sont rarement demandés. En raison des prix élevés dans le neuf – trois fois plus chers que dans l’ancien avec 3 990 €/m2 en prix médian –, les ventes se focalisent sur l’existant. « La maison reste le produit phare du Grésivaudan. Les volumes se sont stabilisés, le secteur est arrivé à maturité et les acquéreurs sont en recherche de biens de qualité avec peu, voire pas de travaux », indique Me Marc Dubois. Quant au Nord Isère, qui compte trois territoires (Isère rhodanienne, Nord Isère et la Bièvre), les maisons individuelles trustent le marché avec 50 % des transactions.

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