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Indura se penche sur la question des friches

Pierre Rampa, président du Cluster Indura, a profité de l'assemblée générale annuelle, vendredi 10 février, pour détailler les actions menées sur la reconversion des friches. Un travail en profondeur, dans lequel l'innovation prend tout son sens.
Indura se penche sur la question des friches

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Plus qu’aucune autre région, Auvergne-Rhône-Alpes concentre un nombre exceptionnel de friches représentant autant de sites et sols pollués. Un terrain de jeu naturel pour Indura, le cluster créé en 2009 qui a pour ambition de faire naître les infrastructures durables de demain en préservant les ressources et l’environnement. « Depuis janvier 2015, nous sommes l’un des quatre piliers de l’action ID Friches, qui a été lancée par la Région pour accélérer la reconversion de ces friches par l’innovation », explique Pierre Rampa, le président du Cluster Indura.
Jouant en quelque sorte le rôle de poisson pilote dans un groupe où sont réunis certains de ses membres, tous acteurs de la filière, et un grand nombre de collectivités, Indura a mis en place plusieurs ateliers en concertation avec ses partenaires. « Nous sommes financés par la Région pour animer ce groupe et nous avons une permanente qui est mobilisé à mi-temps sur ce sujet », détaille Pierre Rampa. Avant d’ajouter : « Nous intervenons sur tout le territoire de la région Auvergne-Rhône-Alpes, même si le poids de Rhône-Alpes dans ce dossier est largement supérieur à celui de l’Auvergne pour des raisons historiques. »

20 dossiers identifiés

Concrètement, la Région apporte 25 M€ de subsides dans le cadre du programme européen FEDER, et sur une période de 5 ans. L’objectif affiché est de faire sortir des projets en moins de 10 ou 15 ans. Une gageure, car le travail sur les friches est très long par nature. « La difficulté réside notamment dans la très grande diversité des acteurs qui sont impliqués dans un travail de reconversion de friches. Il y a en effet plus de 40 corps de métier qui doivent coopérer, d’où des difficultés de communication et de coordination », souligne le président d’Indura. Sans parler du temps nécessaire pour pousser un certain nombre d’innovations techniques, organisationnelles ou financières qui permettront à ces projets d’aboutir.
Pour l’heure, 140 collectivités ont souhaité participer à l’appel lancé par la Région et 20 dossiers ont été identifiés. « Tout d’abord parce qu’ils sont déjà matures, à la fois dans la vision économique et politique des choses, mais aussi parce qu’ils disposent de profils intéressants sur le plan de l’innovation », ajoute encore Pierre Rampa. À ce jour, trois dossiers sont déjà passés en commission, financés et accompagnés par Indura. La friche Chabroud Galva, tout d’abord, qui s’étend sur plus de deux hectares à Saint-Georges-d’Espéranche. La friche des Fromentaux, sur 83 hectares d’un ancien camp militaire sur la Plaine de l’Ain. Enfin, le quartier gare, à Feurs, où un grand programme de réhabilitation est envisagé. Par ailleurs, cinq ou six nouveaux dossiers devraient être votés et lancés en 2017.

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