Fermer la publicité
Journal d'annonces légales et d'informations sur la filière BTP en région Rhône-Alpes

Isère : le village de marques ouvrira en 2017

le - - Isère

(Vidéo)-L'ensemble des recours purgés, la Compagnie de Phalsbourg a signé le 21 janvier l'achat du terrain auprès de la Sara à l'Isle-d'Abeau. Une centaine de boutiques du village de marques ouvrira à l'automne 2017.

Les Galeries Lafayette, Sandro, Ralph Lauren, Adidas… Même si les négociations, à un stade « très avancé » restent en cours, il n’a pas fallu insisté longtemps auprès de Philippe Journo, PDG de la Compagnie de Phalsbourg pour obtenir quelques uns des noms qui peupleront « The Village, le French outlet ». Anglais de rigueur pour l’appellation bien sûr. Depuis 13 ans, c’est d’un projet de « village de marques » dont on a parlé X fois au gré de ses rebondissements judiciaires. Un terme utilisé pour les regroupements de marques à la façon d'un village et proposant à bas prix des produits de haute notoriété issus de stocks d’invendus, de collections passés et de surplus.

Jeudi 21 janvier, Philippe Journo était à l’Isle-d’Abeau pour signer l’achat du terrain dit du Couvent à cheval sur Villefontaine et La Verpillère, auprès de la Sara, Société d'aménagement du Rhône aux Alpes (Sara) dont l’actionnaire principal est l’agglomération Porte de l’Isère. Une vente à 10 M€ qui ne représente même pas 10 % des 115 M€ investis pour créer ces 22 000 m2 de boutiques à travers la SCI Vendôme outlet formée avec son associé Freeport retail, spécialiste des villages de marques. « Nous faisons habituellement  des parcs d’activités commerciales, explique Ph. Journo, J’ai vu Raymond Feyssaguet (maire de Villefontaine, président de la Sara, Ndlr) dès 2007 afin de lui proposer un projet. Lui insistait pour son village de marque tout en nous incitant à nous présenter au concours car séduit par nos concepts.»

Après 8 ans émaillés de nombreux recours, d’un refus en CDAC et d’un passage devant le Conseil d’Etat, Philippe Journo avoue avoir connu des « états de nerfs » mais jamais l’idée de renoncer. « Nous avons créé l’Attol, 91 000 m2 à Angers, c’est un succès qui attire jusqu’à Nantes et qui a renforcé l’attractivité du centre ville. Nous sommes vus comme les méchants promoteurs mais sommes “ecofriendly“ : The village sera noyé dans la verdure, dans nos parkings il y a des nichoirs accueillant des oiseaux et nous avons volontiers signé une convention pour reproduire l’habitat d’oiseaux délogés. » Certes, un peu amer de constater à quel point, dit-il, « il faut se battre en France aux côtés d’élus pour simplement travailler et créer des emplois » (ici 550 directs annoncés, sans compter ceux induits pour le BTP), Ph. Journo était avant tout heureux de lancer que nous serons « étonnés de l’attractivité ! Nous espérons  au minimum 3 millions de visiteurs par an sur une zone de chalandise qui vise tout Rhône-Alpes voire au-delà. Nous souhaitons capter la clientèle des stations de sports d’hiver à proximité. » Et pas forcément la plus modeste quand on lit dans le dossier de presse que The Village est à 45 min des stations en… hélicoptère. Les autres auront un parking de 1 500 places.

Les travaux seront lancés au début du printemps pour une ouverture prévue à l’automne 2017. Les futurs locataires se partageront des espaces de 70 m2 à 1 500 m2. Cet ensemble ne sera rempli qu’à 70 % à l’ouverture. Volontairement : « les grandes marques sont souvent attentistes », justifie P. Journo qui ne veut pas se priver des indispensables « volant au secours de la victoire ». Ni même de l’attraction que provoque chez le chaland déjà venu une nouvelle enseigne de prestige. Modes, accessoires, beauté haut de gamme occuperont le centre, le sport sera à l’extérieur à la lisière des espaces verts et de loisirs. Là aussi, c’est calculé.  « Les gens vont venir au début pour les marques et reviendront ensuite parce que c’est un endroit où l’on peut passer du temps, avec ses enfants. »

Dessiné par l’architecte Gianni Ranaulo, avec ses bâtiments en vert hématite, The Village sera quasi un parc d’attraction flanqué d’un lac et d’espaces verts, de scènes de concert et de toute une gamme de services (avec la promesse d’une omniprésence du « digital »). Au point que l’agglomération Porte de l’Isère y voit le fer de lance de la compétence touristique qu’elle récupérera en 2017.

Xavier Alix




Eric SEVEYRAT
Journaliste

Ses derniers articles

Abonnez-vous à l'offre Papier + Numérique

Journal du Bâtiment Journal d'annonces légales et d'informations sur la filière BTP en région Rhône-Alpes

  • ›   Pour plus de contenu, papier + web
  • ›   l’accès aux annonces légales,
  • ›   l’accès aux ventes aux enchères.
Je m'abonne

À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide


Fermer
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies et de technologies similaires par notre société ainsi que par des tiers, afin de réaliser des statistiques d'audiences et de vous proposer des services éditoriaux et la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux. En savoir plus / paramétrer