AccueilActualitésJean-Luc Lachard, pôle habitat FFB : "Des chiffres régionaux en trompe l'oeil"

Jean-Luc Lachard, pôle habitat FFB : "Des chiffres régionaux en trompe l'oeil"

Malgré des chiffres régionaux qui laissent penser le contraire, le secteur du logement résidentiel est également en plein crise en Auvergne-Rhône-Alpes. Les explications de Jean-Luc Lachard, président du Pôle habitat FFB Aura.
Jean-Luc Lachard, président du Pôle habitat FFB Aura.
DR - Jean-Luc Lachard, président du Pôle habitat FFB Aura.

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Jeudi 20 octobre, Grégory Monod, président du Pôle habitat de la FFB, a tiré la sonnette d'alarme en évoquant un "possible effondrement du logement neuf". C'est un constat que vous partagez ?

Jean-Luc Lachard, président du Pôle habitat FFB Aura : "Oui, nous vivons une vraie crise du logement. Pourtant, lorsque l'on regarde l'activité en région Auvergne-Rhône-Alpes, les chiffres ne pas si mauvais (NDLR : -3 % sur les logements commencés à fin août 2022 par rapport à l'année précédente ; +11 % sur l'individuel ; -3 % sur l'individuel groupé ; -10 % sur le collectif). Mais ce sont des chiffres en trompe l'oeil. Parce qu'aujourd'hui, oui, les chantiers sont là, et ils démarrent. Sauf qu'après, ils sont bloqués par la crise des matériaux. Il manque toujours de la ferraille, de la brique, de la tuile... Et ces pénuries entraînent des retards qui, pour nous, sont synonymes de pénalités."


"Nous craignons vraiment le pire sur 2023"

Vous demandez donc au gouvernement de suspendre ces pénalités de retard ?

Il ne pourra pas faire pression sur les industriels pour stopper cette spéculation qui entraîne une flambée des prix. Alors oui, la meilleure façon de nous aider et de soutenir nos trésoreries, ça sera de neutraliser les pénalités de retard. Faire en sorte que le délai de construction puisse être mis sur pause s'il y a une impossibilité de s'approvisionner. Ça a été intégré dans les marchés publics et nous demandons que ça soit la même chose dans le privé.

Si aucune mesure n'est prise, cette crise risque de se prolonger selon vous ?

Oui. Nous craignons vraiment le pire sur 2023. Les ventes sont en berne. Les retards de livraison s'accumulent. Et, si les permis de construire sortent, ils n'aboutissent pas sur des constructions, à cause de refus de prêt, des taux qui remontent, de coûts qui explosent... On s'attend donc à avoir une crise du logement qui va s'aggraver en 2023.

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