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La cimenterie Lafarge du Val d'Azergues mise sur le ferroviaire

La cimenterie Lafarge du val d’Azergues a fait le choix de remettre en service ses installations ferroviaires et d’accueillir une nouvelle activité de chargement de granulats.
La cimenterie Lafarge du Val d'Azergues mise sur le ferroviaire
Lafarge

Rhône Publié le ,

Depuis quelques semaines et après 20 ans d’arrêt, les trains circulent à nouveau au sein de la cimenterie Lafarge du val d’Azergues, à Belmont. Mais à leur bord, pas de ciment produit dans le sud du Beaujolais et destiné à la filière béton du géant des matériaux de construction. « Non, ce qui est transporté ici, ce sont des granulats (NDLR : autre filière du groupe) de la carrière de la Patte, à Saint-Bel », indique Patrick Debavelaere, directeur de l’usine du Val d’Azergues.

La cimenterie Lafarge du val d'Azergues intègre une nouvelle activité

Un moyen pour le groupe Lafarge de mutualiser ses ressources. « Avec ce nouveau dispositif, nous faisons en sorte de valoriser le site de la cimenterie en y intégrant une nouvelle activité : le stockage et le chargement en train d’un matériau nouveau, en l’occurrence des granulats destinés à servir de ballast pour l’entretien des voies de chemin de fer de la région », précise la direction dans un communiqué.

Des granulats qui étaient acheminés, jusque-là, par camions. « Depuis 2019, et dans une logique de réduction des coûts de transports et des émissions de CO2, nous cherchions une autre solution. » Rapidement, l’idée de remettre en activité les installations ferroviaires du site de l’usine du val d’Azergues a fait son chemin. « Cet embranchement existe depuis plus de 60 ans. Mais depuis 20 ans, il n’était plus actif. »

Limiter les émissions de CO2

Alors, avec l’aide de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Lafarge a pu remettre en service les installations. Des travaux qui comprenaient la dépose des anciennes voies ferrées, le terrassement de la nouvelle plateforme ferroviaire, la création de deux nouveaux faisceaux et d’une zone de stockage de 2 400 tonnes - soit l’équivalent de deux trains -, et l’ajout d’un terminal de chargement des granulats. « Il s’agit d’une installation mobile, indique Patrick Debavelaere. Une fois que le granulat est acheminé, il peut ensuite être chargé, à l’aide d’une chargeuse et d’un convoyeur à sauterelle, dans les trains. » Coût total de l’opération, 910 921 €, dont 366 624,5 € financés par la collectivité.

« Grâce à cela, nous allons pouvoir livrer plus loin dans la région de façon plus vertueuse puisque le chargement d’un train équivaut à celui de 40 camions », précise le directeur du site du Val d’Azergues. Mais ce nouvel aménagement permettra aussi d’envisager, à moyen terme, l’utilisation du rail pour les approvisionnements de la cimenterie ou pour le transport du ciment vers les centres de consommation. Les trains n’ont surement pas fini de circuler à la cimenterie du val d’Azergues…

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